vendredi 14 décembre 2018
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Considérer ce chemin Camillien-Houde avec plus de respect plutôt que de l’interdire.

C’est avec consternation que j’ai appris la fermeture du chemin Camillien-Houde sur le Mont-Royal, et je vous serais reconnaissant de faire parvenir le message à ceux qui en sont responsables.

Je suis profondément désolé pour le jeune Clément Ouimet, pour sa famille, ses nombreux amis et confrères cyclistes du club Espoir Laval, ainsi que pour les nombreuses personnes atterrées par ce décès, comme par toutes les morts inutiles causés par des accidents évitables qui surviennent par milliers tous les jours et partout au monde.

Habituellement, des messages, des fleurs, des vélos, des peluches nous rappellent que les victimes étaient porteuses d’espoir pour nous tous et qu’ils nous ont été cruellement enlevés par ces accidents.

Je tiens cependant à signaler que la Ville aurait pu depuis longtemps limiter la vitesse, réserver une partie plus importante de la route si l’on désirait en faire une piste cyclable, améliorer la signalisation, bref, considérer ce chemin avec plus de respect plutôt que de l’interdire.

J’ai connu ce chemin il y a environs cinquante ans, quand j’ai débarqué à Montréal, c’est la première promenade que mes amis m’y ont fait faire.
J’ai été fasciné par la vue unique sur une ville scintillante de tous ses feux. Quand j’ai accueilli mon épouse, c’est la première chose que je l’ai emmenée voir, et, comble de bonheur, un raton laveur nous y a reçu au bord du belvédère, en compagnie de ses petits. Elle n’en avait jamais vu!

Par la suite, au cour d’une vie de hauts et de bas, c’est toujours le chemin que je prends pour me calmer, me déstresser et y admirer avec sérénité, loin de la circulation et des bruits, MA ville, seul ou accompagné d’amis venus visiter Montréal ; c’est un des rares points de vue en hauteur d’où l’on peut en avoir une telle perspective.

S’il fallait absolument consacrer une route accessible exclusivement aux entraînements des cyclistes de Montréal, de Laval ou d’ailleurs, il était inutile d’enlever à notre ville un attrait touristique, il aurait suffi d’y réduire la vitesse et les manœuvres dangereuses, surtout commises par des gens qui pourraient avoir commis cette négligence et qui, selon vos propres écrits, ne donne plus de nouvelles.

S’agirait-il d’une décision «spontanée» de la Ville ? Sinon, je considère que le remède est pire que le mal.

Alberto Del Burgo
Outremont

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