vendredi 17 novembre 2017
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La gratuité du transport en commun à Montréal ?

La gratuité du transport en commun à Montréal ?

Afin de contribuer à régler les problèmes de congestion et d’atteindre les objectifs en matière de réduction de gaz à effet de serre (GES), l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS) recommande, dans un document publié aujourd’hui, la gratuité du transport en commun.

« Les expériences de gratuité du transport en commun ailleurs au Québec et à l’international nous apprennent que celles-ci ont des impacts indéniables sur la baisse de la circulation, sur l’amélioration de la qualité de vie et du pouvoir d’achat des citoyens, ainsi qu’au plan environnemental. En effet, la Ville de Montréal s’est lancée comme défi de diminuer sa production de GES de 80% d’ici 2050, et si les futurs élus souhaitent réellement atteindre ces résultats, l’amélioration de l’accès au transport en commun doit devenir prioritaire. Rappelons que les coûts sociaux liés à la voiture solo sont généralement 6,13 fois plus élevés que de ceux du transport en commun », affirme Bertrand Schepper, chercheur à l’IRIS et auteur de la fiche socioéconomique.

Selon le chercheur, « la gratuité totale du transport en commun à Montréal coûterait annuellement 620 millions $. Cependant, il est également possible de débuter avec une gratuité partielle. Par exemple, il serait possible de le faire pour les élèves (6-17 ans), les étudiants (18-25 ans) ainsi que pour les ainés (65 ans et plus). On parlerait d’une facture de 104 millions $. On pourrait aussi mettre en place la gratuité pour les Montréalais seulement, pour la somme de 507,2 millions $. La gratuité partielle pourrait être un bon point de départ, qui permettrait de s’adapter à la nouvelle politique publique.»

« Plusieurs avenues peuvent être visitées pour financer ce projet structurant. Alors que les différents paliers de gouvernement assurent la totalité́ des paiements liés au maintien des actifs de l’infrastructure routière, ils n’assurent que 75 % de ce maintien pour la STM. Ensuite, le gouvernement du Québec s’est doté d’un Fonds vert qui sert actuellement, ironiquement entre autres, à financer des projets polluants. Pour le moment, la STM reçoit environ 56 M$ de manière directe ou indirecte de ce fonds. L’implication financière de ce dernier pourrait cependant être plus importante considérant que ses revenus proviennent à plus de 85 % du marché du carbone, principalement financé par les automobilistes. En terminant, Hydro-Québec pourrait offrir des tarifs préférentiels, voire la gratuité, à la STM afin de promouvoir le transport en commun, l’électrification des autobus et faciliter les objectifs environnementaux des trois paliers de gouvernement », conclut Bertrand Schepper.

Coûts et avantages : Le transport en commun gratuit à Montréal ? est disponible sur www.iris-recherche.qc.ca.

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