vendredi 24 novembre 2017
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Portrait de Notre-Dame-de-Grâce

Portrait de Notre-Dame-de-Grâce

Le 5 novembre prochain, les électeurs de toutes les municipalités du Québec seront appelés à élire ou ré-élire leurs maires et leurs conseillers municipaux. Ce choix est important car si les élus municipaux n’engagent pas l’avenir du pays, ils ont une influence importante sur notre quotidien : l’entretien des rues, le déneigement, la circulation automobile, le transport en commun, nos bibliothèques et centres culturels, nos centres sportifs et nos arénas, nos parcs, etc…

Au cours des mois de septembre et octobre, nous vous proposerons une série de textes sur les enjeux locaux couvrant les territoires de Ville Mont-Royal et les arrondissements de Côte-des-Neiges, Notre-Dame-de-Grâce et Outremont. Voici le troisième de ces textes :

Appelé communément NDG, il forme avec Côte-des-Neiges depuis 2002, le plus populeux et le plus multiculturel des arrondissement de Montréal. En 2013, la population de NDG comptait 66 495 habitants.

Situé sur le versant ouest du Mont royal, le quartier Notre-Dame-de-Grâce est aujourd’hui délimité au nord par le Chemin de la Côte Saint-Luc, à l’est par la rue Claremont et la rue Victoria et au sud par la rue Saint-Jacques .
Vers la fin du XVIIe siècle, le nord du Vieux-Montréal n’était qu’une immense forêt s’étalant au pied du mont Royal, entourée de marécages et de ruisseaux quand les premiers colons s’établissent à Notre-Dame-de-Grâce le 18 novembre 1650 : Jean Descarries (ou Descaris) dit le Houx et Jean Leduc, originaire d’Igé en Perche, (France).

En 1853, la construction de l’église Notre-Dame-de-Grâce est terminée. En décembre 1876, on proclame la création de la municipalité du village de Notre-Dame-de-Grâce et le 4 juin 1910, on procède à l’annexion définitive de Notre-Dame-de-Grâce à la ville de Montréal.
En 1908, la première ligne de tramway fait son apparition dans Notre-Dame-de-Grâce. Un trajet part de la rue Mont-royal, contourne la montagne et aboutit à la gare Snowdon. Peu à peu le village se développe autour de l’église Notre-Dame-de-Grâce. C’est aux alentours des années 1920 que NDG accueille plus d’anglophones, entraînant ainsi la construction de nombreuses écoles et églises. L’autoroute Décarie est ouverte aux automobilistes en 1966, à temps pour l’Exposition universelle de 1967. La construction de l’autoroute força le déplacement de 285 familles et bouleversa le quartier.

À la tête de l’arrondissement, le second maire élu Russell Copeman se présente pour un second mandat . Comme son prédécesseur Michael Applebaum, il a grandi et vit à NDG.

Il commence sa carrière politique en 1994 en se faisant élire député de NDG à l’Assemblée nationale du Québec. Il occupe ce poste durant 14 ans c’est-à-dire jusqu’en 2008. C’est donc à titre de député qu’en 2004, il se prononce en faveur de la défusion de Montréal.

En 2013, il se présente à la mairie de l’arrondissement et obtient 10 482 voix (29,42%) contre son plus proche rival Michael Simkin (9 348 voix – 26,24%).
Si son premier mandat a été marqué par l’ouverture du centre culturel NDG fort prisé et fréquenté par la population, le maire a fait face à de nombreux affrontements avec des groupe de résidents opposés à la démolition de l’église Saint-Columba, à ceux opposés au projet d’une grande surface proche du métro Vendôme, à ceux qui dénonçaient les festivals de la rue Monkland et tout récemment aux propriétaires insatisfaits de l’entretien des arbres .

NDG est divisée en deux districts électoraux : Loyola à l’ouest et NDG à l’est.

L’actuel conseiller de Loyola, Jeremy Searle a une longue carrière de militant et d’élu. En 1984, il milite avec succès contre un projet immobilier du promoteur Cadillac Fairview à l’intersection des avenues McGill et du boulevard de Maisonneuve. En 1985, il s’oppose cette fois contre un projet d’agrandissement du Musée des Beaux-Arts combiné à la construction d’un siège social de Bell. Cette fois encore le projet est abandonné.

De 1994 à 2005, Jeremy Searle siège comme conseiller indépendant de Loyola. Il se présente de nouveau avec succès en 2013. Il est élu avec 23,4% des votes (1795 voix).

Peter McQuenn se présente pour un troisième mandat dans le district de NDG toujours sous la bannière de Projet-Montréal. Résident du quartier, il a travaillé pour Moisson-Montréal et a été administrateur du Dépôt alimentaire NDG avant de se présenter une première fois en 2009 aux élections municipales. Il remplace alors le conseiller sortant, Marcel Tremblay, frère du maire Gérald Tremblay. Il se représente avec succès en 2013, obtenant 38,26% des votes (3639 voix).
En 2015, Peter McQueen a tenté d’obtenir l’investiture du NPD pour représenter le parti aux élections fédérales d’octobre 2015. Il affrontait Sue Montgomery qui aujourd’hui fait équipe avec lui comme candidate de Projet-Montréal à la mairie de l’arrondissement. James Hughes fut finalement le choix du NPD.

À suivre : Portrait d’Outremont

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