vendredi 24 novembre 2017
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Portrait de Côte-des-Neiges

Portrait de Côte-des-Neiges

Le 5 novembre prochain, les électeurs de toutes les municipalités du Québec seront appelés à élire ou ré-élire leurs maires et leurs conseillers municipaux. Ce choix est important car si les élus municipaux n’engagent pas l’avenir du pays, ils ont une influence importante sur notre quotidien : l’entretien des rues, le déneigement, la circulation automobile, le transport en commun, nos bibliothèques et centres culturels, nos centres sportifs et nos arénas, nos parcs, etc…

Au cours des mois de septembre et octobre, nous vous proposerons une série de textes sur les enjeux locaux couvrant les territoires de Ville Mont-Royal et les arrondissements de Côte-des-Neiges, Notre-Dame-de-Grâce et Outremont. Voici le deuxième de ces textes :

Logé au centre de l’île de Montréal sur le versant ouest du mont Royal et traversé en son centre par le chemin de la Côte-des-Neiges, le quartier du même nom comptait 102 442 habitants en 2013. Depuis 2002, il forme avec Notre-Dame-de-Grâce, l’arrondissement le plus peuplé de Montréal.

Découpé en 1698, à l’époque de la Nouvelle-France, il devient officiellement le village Côte-des-Neiges à l’ouverture du chemin de la Côte-des-Neiges en 1862. Le village est scindé en 1889 puis entièrement annexé à la ville de Montréal en 1910. Longtemps agricole, le quartier s’urbanise dans sa totalité après la seconde guerre mondiale. Après Montréal qui fête cette année son 375e anniversaire, le quartier Côte-des-Neiges aura 320 ans l’an prochain.

C’est avec le début de la construction de l’Université de Montréal dans les années 1930 que le quartier Côte-des-Neiges prend son envol. De multiples immeubles à appartements se construisirent alors et le quartier devint de plus en plus peuplé.

Aujourd’hui, le quartier est très institutionnel. Avec ses 7 hôpitaux, l’Université de Montréal et ses deux écoles affiliées (HEC et Polytechnique) ainsi que ses deux collèges privés de grande réputation (Notre-Dame et Brébeuf), il vit au rythme des sessions scolaires.

Hormis ce que l’on appelle communément le haut et le bas de la Côte, Côte-des-Neiges inclut aussi plusieurs secteurs dont Glenmount au nord (6458 habitants), adjacent à ville Mont-Royal; le secteur Namur–De la Savane à la jonction de l’autoroute Décarie et de la rue Jean-Talon Ouest (3500 habitants environ) et le secteur Snowdon situé entre l’autoroute Décarie et la ville de Hampstead (10 494 habitants).

En 2014, 53 % des habitants de Côte-des-Neiges étaient issus de l’immigration; la moyenne montréalaise étant environs 33 %. Côte-des-Neiges comptait aussi 18 % d’immigrants récents, le double de la moyenne montréalaise. La langue la plus parlée à la maison était en 2011 le français (31 350 locuteurs) suivie de l’anglais (28 150 locuteurs) puis du tagalog (4 535), de l’espagnol (3 410), de l’arabe (3 080), du tamoul ( 2 255), du russe (2 245), du chinois (1 785), du roumain (1 765), du vietnamien (1 570) et de nombreuses autres.

À la tête de l’arrondissement, le second maire élu Russell Copeman se présente pour un second mandat non plus avec la Coalition Montréal comme en 2013 mais sous la bannière de l’Équipe Coderre. Il avait alors obtenu 10 482 voix (29,42%) contre son plus proche rival Michael Simkin (9 348 voix – 26,24%) pour Projet Montréal. Il a préalablement été député de Notre-Dame-de-Grâce à l’assemblée nationale du Québec de 1994 à 2008

Le quartier est divisé en trois districts électoraux : Darlington au nord, Côte-des-Neiges au sud et Snowdon à l’ouest actuellement représentés au conseil municipal par trois élus. Les trois se présentent pour un autre mandat :

Avocat de formation, Lionel Perez a été élu conseiller de Darlington une première fois en 2009 dans l’équipe de l’ancien maire Gérald Tremblay. En novembre 2012, il devient maire par intérim de l’arrondissement en remplacement de Michael Applebaum, nommé président du comité exécutif. En 2013, il se présente de nouveau sous la bannière de l’Équipe Coderre. C’est sous son administration que débute la web diffusion du conseil en direct et que la documentation remise aux élus lors des conseils d’arrondissement devient disponible sur le Web avant la tenue de ces séances publiques.

Militante active de Projet Montréal dont elle fut la présidente de 2006 à 2010, Magda Popeanu fut candidate aux élections de 2005 et 2009 dans le district de Côte-des-Neiges où elle a recueilli respectivement 16 % et 31,6% des votes, avant de l’emporter en novembre 2013. Depuis, elle préside le Comité consultatif d’urbanisme (CCU) de l’arrondissement dont les séances sont ouvertes au public depuis mars 2014.

Le doyen des élus municipaux, Marvin Rotrand, représente sans interruption le district de Snowdon depuis 1982. Élu une première fois sous la bannière du RCM de Jean-Doré., il s’en dissocie pour fonder la Coalition démocratique avec ses collèegues Sam Boskey (NDG) et Pierre-Yves Melançon (CDN). Ce dernier rejoint Pierre Bourque (Vision-Montréal) mais Marvin reste dans l’opposition.
Il joint ensuite le parti Union-Montréal de Gérald Tremblay qu’il quitte le 15 novembre 2012 suite aux allégations de corruption et siège comme indépendant.
En novembre 2013, il se présente sous la bannière de la Coalition Marcel Coté avec son collègue d’alors, Russell Copeman. Puis il prend la direction du parti renommé Coalition Montréal après le décès de son fondateur.
De 2002 à 2017, Marvin Rotrand a également occupé le poste de vice président de la STM (Société de transports de Montréal) et a présidé son comité des finances.

Lors des dernières élections, l’enjeu de la gouvernance a dominé la campagne. Il est à prévoir que les questions de logements (accessibilité et salubrité), de pauvreté et d’intégration domineront celle qui débute.

À suivre : Portrait de Notre-Dame-de-Grâce

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