vendredi 17 novembre 2017
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Assez, c’est assez!

Au cours des cinquante dernières années, le terrorisme qui était une arme exceptionnelle dans l’arsenal de la contestation est devenu endémique ; en fait, la fréquence des actions terroristes est passée de quelques actes ignobles par an à plusieurs actes, toujours aussi ignobles par jour.
La réaction des politiciens est unanime : «Ce sont des actes lâches commis par des déséquilibrés»

Monsieur Justin Trudeau nous dit solennellement «qu’il est profondément attristé par cet attentat qui a tué et blessé tant d’innocents ; Il dit aussi que son épouse se joint à lui et à tous les Canadiens pour offrir leurs condoléances aux familles et amis et souhaiter un prompt rétablissement aux blessés», il parle de son «indignation et renouvelle notre engagement à protéger la liberté dans les sociétés valorisant l’unité, l’ouverture et l’inclusion», et réitère à l’Espagne «sa solidarité pour lutter contre le terrorisme, promettant de bâtir un monde où nous pourrons tous nous sentir en sécurité.»

Comme disait feu le professeur Steinberg à ses étudiants en médecine nucléaire : Tout ceci, c’est de la crotte de taureau !!!
Merci de traduire !

J’aimerais plutôt l’entendre dire :
J’en ai marre d’attendre un Lusitania ou un Pearl Harbour qui déclencherait une indignation nous forçant à entrer en guerre contre ce phénomène qui pourrit notre monde et menace l’humanité en nous. Il est temps pour nous d’entendre la franchise d’un Churchill ou d’un de Gaulle.

Ces «déséquilibrés» sont parfaitement organisés. Ils semblent déjouer toutes les précautions traditionnelles des corps policiers, en modifiant chaque fois leurs tactiques, achetant des complicités, opérant souvent de l’étranger, laissant le soin de l’exécution à des idiots fanatisés et affamés de vierges en chaleur, et de gloire éphémère auprès de leurs enfants fanatisés, abusés, cruélisés et glorifiés par des imams hurleurs assoiffés de sang (et de subventions), pour le plus grand profit de politiciens désireux d’établir l’autorité de leurs dictatures sanglantes. Les indemnités versées aux familles des «courageux kamikazes» tués ou emprisonnés, seuls lâches vautours capables de transformer nos inquiétudes en espèces palpables.

Avez-vous pensé un instant quel serait le coût de nos polices publiques et privées et secrètes s’il n’y avait plus de terrorisme à combattre? Aux coûts de nos voyages, de nos concerts, de nos sorties rendues hasardeuses, de nos achats parfois dangereux, de nos gardiennes parfois douteuses, des coûts exponentiels de la santé, du chantage à peine déguisé de multinationales offrant aux gouvernements des précautions clés en mains qui seront déjouées par l’imagination des terroristes? Eh oui! la peur se vend bien, merci, et le sentiment de sécurité qu’on prétend nous vendre, nous le payons très cher.

Je ne veux plus être Charlie tous les jours, être Paris, Bruxelles ou Londres ou Barcelone… Je veux participer, à ma manière à éliminer cette pulsion imbécile qui fait que certains pensent qu’ils peuvent améliorer leur vie dans ce monde -ou dans l’autre- en supprimant celle des autres.

N’en avez-vous pas assez d’aller porter vos fleurs et vos bougies sur les sanctuaires encore humides du sang des innocents?

À quand un tribunal de Nuremberg pour juger ceux qui tirent les ficelles de ces malheureux en les forçant à couper le pipeline? Un tribunal qui condamnerait les sponsors et les mettrait au ban de la civilisation et de l’économie mondiale pour avoir aidé, encouragé, financé ces malheureux?
Bien sûr, nous devrons y sacrifier quelques commodités, mais ce serait comme priver d’oxygène un incendie incontrôlable.

C’est peut-être un lieu commun de dire que ça n’arrive pas dans notre cour, mais que ça pourrait. Au fond de nous, nous savons bien que les océans ne nous protégeront pas plus qu’ils n’ont empêché la terreur de s’attaquer au World Trade Center.

Nous devrons aussi améliorer notre justice, notre solidarité envers les démunis d’ici et d’ailleurs, réduire les inégalités qui font perdre la tête à ceux qui sont témoins de la voracité des uns et de l’extrême misère des autres.

Oui, l’établissement d’une atmosphère plus sereine pour nous… et pour notre environnement, est à ce prix.

Alberto DelBurgo, Outremont

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