jeudi 27 avril 2017
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Irwin Cotler, pense avoir été la cible d’une tentative d’assassinat

Irwin Cotler, pense avoir été la cible d’une tentative d’assassinat

L’ex député de Mont-Royal et ministre de la justice du Canada, Irwin Cotler, pense avoir été la cible d’une tentative d’assassinat durant une visite officielle à Moscou en 2006. Il estime que cela pourrait avoir été le cas de douzaines de journalistes, avocats, militants des droits de l’Homme, leaders de l’opposition et de dissidents

Dans l’édition francophone du journal Times of Israel du 2 avril 2017, la journaliste Simona Weinglass écrit :

A la suite du décès soudain la semaine dernière d’un opposant et alors qu’un autre adversaire éminent du président russe Vladimir Poutine a frôlé la mort – l’un était l’avocat du juriste et lanceur d’alerte Sergei Magnitsky, assassiné à Moscou — un ancien ministre canadien de la Justice et ex-parlementaire, profondément impliqué dans le mouvement de lutte contre la corruption en Russie, a fait savoir au Times of Israel qu’il pensait avoir été victime lui-même d’un acte criminel. Dans une interview téléphonique donnée depuis son bureau de Montréal, Irwin Cotler – avocat de longue haleine des dissidents russes et des refuzniks – s’est rappelé que durant une visite officielle à Moscou, il était allé dîner avec un collègue et que quelques heures après, il avait été saisi de vomissements de sang.
« Lui et moi avions mangé exactement la même chose », raconte Cotler, évoquant son dîner avec le député canadien Joe Comartin au cours d’un déplacement interparlementaire dans la capitale russe.

« Plus tard, alors que j’étais revenu à mon hôtel, j’ai commencé à vomir du sang et je me suis senti vraiment mal. J’ai appelé l’hôtel et j’ai réclamé un médecin. Ils ont envoyé à la place une femme de ménage qui a nettoyé les traces de sang ».

Cotler a alors appelé l’ambassade canadienne, qui a convoqué un médecin. Cotler a été emmené d’urgence au Centre médical européen de Moscou où il est resté plusieurs jours, subissant des examens et des injections. Il est ensuite reparti vers le Canada et il est resté malade pendant des mois.

A Moscou, son foie et son pancréas ont été passés aux rayons X, mais il n’a jamais reçu de réponses à ses requêtes d’explication sur ce qui lui était arrivé. Aucune enquête n’a été ouverte, alors qu’il l’avait réclamé. Tandis que Cotler ne possède aucune preuve d’un empoisonnement, il considère toutefois cette éventualité probable.
« Quand c’est arrivé, je me suis dit que c’était un mauvais cas d’intoxication. Jusqu’à ce que je commence à faire des rapprochements ».

Cotler, avocat des droits de l’Homme, a représenté des dissidents soviétiques dans les années 1970 et 1980, dont Andrei Sakharov, Natan Sharansky et Yuli Edelstein. En 1998, il a représenté l’environnementaliste Alexander Nikitin, accusé d’espionnage et emprisonné par le FSB – l’organisation qui a succédé au KGB – tandis que Poutine était à sa tête.
« On dit que Poutine a la mémoire longue », remarque Cotler, s’interrogeant sur les raisons qui ont pu motiver le leader russe à le faire empoisonner.

Cotler a pour la toute première fois évoqué l’incident en 2014, après avoir été placé sur la liste noire établie en Russie de treize Canadiens dorénavant interdits de séjour là-bas. C’était la troisième fois qu’il était visé par une telle interdiction. La révélation de Cotler avait été relayée à l’époque de manière modeste, mais est dorénavant de nouveau pertinente au vu de la mort mystérieuse d’un opposant, de l’accident survenu à un adversaire du régime qui a frôlé la mort et des enquêtes lancées par le FBI sur l’intervention russe dans la campagne électorale présidentielle.
Établissant encore des liens, Cotler indique qu’il avait commencé à remarquer peu de temps après sa maladie que d’autres critiques véhéments du régime de Poutine étaient touchés par un taux de mortalité et de maladies élevé.
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En tout, dit Cotler, il y a environ « 40 journalistes, avocats, militants des droits de l’Homme, leaders de l’opposition et dissidents qui sont connectés les uns aux autres ou tous liés en vertu du fait qu’ils ont tous été des critiques de Poutine, et qui ont été assassinés, empoisonnés et autres incidents similaires ».
Les individus responsables de ces assassinats ou de ces tentatives d’assassinat sont rarement amenés à en rendre des comptes, dit-il et ils sont même récompensés pour leurs actions dans un grand nombre de dossiers. Il est arrivé que ces hommes de main passent devant la justice, mais aucune enquête n’a jamais été lancée contre d’éventuels commanditaires.
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