vendredi 24 novembre 2017
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Les chutes: causes, conséquences et prévention

Les chutes: causes, conséquences et prévention

En ces temps de trottoirs, de rues et d’escaliers glacés, les chutes, trop fréquentes chez les personnes âgées, doivent toujours être considérées comme un événement grave. Une chute, passé 65 ans, doit inciter le praticien à savoir pourquoi elle est survenue, quelles sont ses complications directes et indirectes, et comment prévenir les récidives car ce n’est pas parce que l’on est âgé que l’on doit tomber. La prise en charge de leurs causes et conséquences doit rester une priorité permanente.

Près du tiers des personnes âgées de plus de 65 ans fait au moins une chute par an. La moitié des chutes surviennent après 85 ans. La moitié des chutes graves, c’est à dire compliquées d’au moins une fracture, sont de cause mécanique. Un obstacle accrochant le pied lors de la marche comme un tapis ou un fil électrique, un sol glissant notamment la nuit, des chaussons mal mis ou mal adaptés ou encore un éclairage insuffisant ou absent sont autant de facteurs favorisants ces chutes.

Les conséquences
Conséquences traumatiques: près de 8% des chutes sont à l’origine de fractures. Parmi celles-ci, un tiers concerne l’extrémité supérieure du fémur. Les fractures de la tête humérale, du poignet de type Pouteau-Colles, costales ou encore du crâne avec le risque d’hématome sous-dural représentent les principales localisations à rechercher. Les plaies cutanées peuvent être à l’origine de saignements importants et nécessitent une vaccination anti-tétanique à jour chez ces sujets.
Les conséquences psychomotrices sont les plus fréquentes et bien souvent les plus graves. Une prise en charge trop lente peut être à l’origine d’une lourde dépendance du sujet concerné, avec une évolution rapide vers la grabatisation. Le principal risque de la chute est la survenue du syndrome post-chute. Il se traduit par une sidération des automatismes acquis, une perte d’adaptation posturale, des difficultés à se tenir en position debout, une rétropulsion, une antépulsion impossible due à la peur du sujet lorsqu’il s’agit de se projeter en avant pour démarrer la marche, une marche à petits pas avec augmentation du polygone de sustentation et une flexion des genoux.
Les chutes sont également à l’origine de complications psychologiques avec l’apparition notamment d’une anxiété majeure. Le patient à peur du vide et refuse de se verticaliser. Il est conscient de la fragilité de son état et perd confiance en lui. Ces conséquences se traduisent par une auto-dévalorisation de la personne, l’apparition d’un syndrome dépressif et l’évolution vers une perte d’autonomie.

Traitement
La prise en charge d’un patient qui chute doit être précoce, active et globale. Cependant, elle n’a aucun intérêt si l’on ne s’occupe pas au préalable de limiter au maximum les facteurs de risque de survenue de la chute dans cette population.
Le traitement est médico-chirurgical, en fonction des causes et des conséquences de cet événement. Une attention toute particulière concerne la iatrogénie. En effet, le clinicien doit dans cette situation revoir les ordonnances pour tenter de limiter au maximum la prise de médicaments auxquels la chute peut-être imputée. La prescription de protecteurs de hanches trouve également sa place dans la prévention du risque de fracture lors de chutes répétées.
Le traitement est également fonctionnel avec des soins de rééducation en kinésithérapie et en ergothérapie. Le patient reçoit alors des conseils pratiques comme des méthodes pour apprendre à se relever du sol.
Une psychothérapie de soutien est toujours nécessaire chez ces patients. Elle repose sur du temps d’écoute et de parole avec les soignants, les familles, les médecins ou les psychologues.
Enfin, chaque chute nécessite une évaluation médico-sociale afin d’améliorer la communication entre les différents intervenants. Elle permet également d’adapter et d’aménager le lieu de vie du patient, notamment à l’aide d’un ergothérapeute. Enfin, il est toujours important de réévaluer le risque de chute ultérieur à l’aide des tests cités.

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