mercredi 22 mai 2019
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Des origines et de la signification de Pâques et de Pessah

Des origines et de la signification de Pâques et de Pessah

Pâques est la fête la plus importante du christianisme. Elle commémore la mort et la résurrection du Christ, que le Nouveau testament situe le troisième jour. La date de Pâques est fixée au premier dimanche après la pleine lune suivant le 21 mars ce qui, selon le calendrier de référence, donne souvent un jour de célébration différent pour les églises occidentales et les orthodoxes.

Le mot Pâques vient du latin pascha, emprunté au grec, lui-même découlant de l’araméen pesaḥ dérivé du verbe pasah, passer devant en référence à la mort des premier-nés égyptiens, qui épargna les foyers des enfants d’Israël.

Pâques est la première fête célébrée dans les calendriers liturgiques chrétiens ; elle est attestée dès le IIe siècle. La fête de Pâques était célébrée de façon diverse par les églises chrétiennes primitives. Certaines des premières Églises continuaient à célébrer le jour de la Pâque juive, en particulier les Églises syriaques. D’autres, telles l’Église de Rome, fêtaient Pâques le dimanche suivant la Pâque juive, mettant ainsi l’accent sur la Résurrection au lendemain du Shabbat.

Après le Ier concile de Nicée en 325, il fut décidé que le calcul de la date de Pâques se ferait selon une règle fixe. Ainsi, Pâques est le dimanche le dimanche après la première pleine lune advenant pendant ou après l’équinoxe de printemps. Un problème, apparu plus tard, est la différence des pratiques entre les églises occidentales et les églises orthodoxes. Les premières adoptent en 1582 le calendrier grégorien pour calculer la date de Pâques, alors que les autres continuent à utiliser le calendrier julien originel.

Certains groupes religieux choisissent de pratiquer cette cérémonie en concordance avec la Pâque juive. La fête de Pâques est célébrée avec beaucoup de solennité par les chrétiens orthodoxes. Cette fête n’a pas de date fixe, elle se célèbre après la Pâque juive et dans la première semaine après la pleine lune. Bien que certaines Églises orthodoxes divergent selon le calendrier de référence (grégorien ou julien), la date de Pâques est cependant commune à toutes les Églises orthodoxes (à l’exception de l’Église autonome de Finlande) parce qu’elle est partout fixée à partir du calendrier julien quel que soit le calendrier liturgique suivi. Dans le calendrier grégorien, cela signifie qu’elle est fêtée entre le 4 avril et le 8 mai au plus tard.
L’Église ayant instauré au IVe siècle l’interdiction de manger des œufs pendant le Carême et les poules continuant à pondre, les œufs pondus depuis le début du Carême – n’ayant pas été mangés, étaient alors décorés et offerts. De nos jours, le jeûne n’est plus prescrit aussi strictement mais la tradition d’offrir des œufs, surtout en chocolat, est restée.

Pessah

Du 22 au 30 avril, les juifs célébreront Pessah. Elle est la fête au cours de laquelle on célèbre l’Exode hors d’Égypte. Elle commence selon le calendrier juif, le 14 Nissan (premier mois de l’année) à la tombée de la nuit et dure huit jours. Elle inaugure en outre la période de l’omer au terme de laquelle est célébrée la fête de Chavouot.

Particulièrement riche en rites et coutumes, la fête se distinguait originellement par l’offrande pascale que les Juifs ne peuvent réaliser depuis la destruction du Temple. L’obligation de manger des matzot (aliments azymes) et de bannir le hametz (aliments à base de pâte levée ou fermentée) tout au long de la fête demeure en application.

La fête de Pessah actuelle regroupe deux célébrations bibliques.
La première est l’offrande pascale (korban pessah en hébreu), le sacrifice d’un agneau âgé d’un an. Prescrite pour la première fois avant la dixième plaie d’Égypte, elle avait pour but d’en prémunir ceux qui l’avaient observée: tandis qu’ils mangèrent l’offrande rôtie avec des pains azymes (matzot) et des herbes amères, le sang de l’agneau mis sur les linteaux de leur demeure servant de signe car «je reconnaîtrai ce sang et je passerai au-dessus de vous» dira Dieu à Moise dans la tradition biblique.
La seconde est la fête des azymes (hag hamatzot). Prescrite pour commémorer la sortie d’Égypte, elle dure une semaine pendant laquelle on ne peut consommer que des azymes.

La grande majorité des fêtes religieuses sont associées à des événements importants des textes sacrés. D’autres, ont été instaurées dans l’unique objectif de supplanter des cultes païens. Un des exemples les plus parlants est le 25 décembre, qui fut fixé en 354 par le pape Liberus comme la naissance du Christ afin d’évincer le culte de Mithra, alors très répandu.
C’est le cas de Pessah dans le judaisme. À l’origine, cette fête plonge ses racines dans le rite nomade du sang de l’agneau répandu sur les piquets de la tente pour écarter les épidémies, puis dans le rite agricole. La célébration du nouvel an coincidait avec le printemps, source de renaissance de la nature et de la vie. C’est sur ce passage d’une saison d’hiver qui achève et du printemps qui naît que se crée cette symbolique. Plus tard, le judaisme lui donnera un autre sens, historique d’abord avec le passage au dessus des maisons des hébreux, puis mystique avec le passage de la servitude à la liberté et aux lois divines.
Contrairement au judaisme avec la fête de Rosh Hachanah, littéralement tête de l’année, ou à l’islam avec Raas Assana, toutes deux fêtées début octobre, le christianisme (catholique ou orthodoxe) ne célèbre pas le nouvel an. Il fait de Pâques la résurrection du Christ c’est-à-dire son passage de la mort à la vie.

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