mercredi 22 mai 2019
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Décès de Benoît Lacroix

Décès de Benoît Lacroix

Benoît Lacroix, prêtre dominicain, théologien, historien du Moyen-Âge et professeur, né Joachim Lacroix le 8 septembre 1915 est décédé le 2 mars à l’âge de 100 ans.

Il a fait son cours classique et obtient en 1936 un baccalauréat ès arts; la même année, il entre au Noviciat des dominicains à Saint-Hyacinthe. Ordonné prêtre le 5 juillet 1941, il obtient une licence en théologie du Collège des dominicains à Ottawa en 1941, un doctoral en sciences médiévales de l’Institut d’études médiévales de Toronto en 1951, puis il fait ses études post doctorales à Paris en 1952-1953 et à l’université Harvard en 1959-1960. Il enseigne à l’Institut d’études médiévales de l’Université de Montréal de 1945 à 1985

«Parmi les intellectuels qui ont marqué la culture québécoise ces dernières décennies, le père Lacroix occupe une place privilégiée, souligne le sociologue Alfred Dumais en 2010. C’est une figure largement connue du public: il a écrit plusieurs ouvrages, il est un habitué des médias, on a même fait un film sur lui.»
Pour comprendre Benoît Lacroix, il faut avoir à l’esprit l’hypothèse selon laquelle la culture populaire des Canadiens français serait héritée directement du Moyen Âge et que les francophones du Québec auraient, en quelque sorte, escamoté la période de la Renaissance. Cela permet d’envisager l’histoire québécoise sous un jour nouveau.

Cet érudit sait en outre comment éveiller l’intérêt pour les traditions et les religions populaires. Dès 1950, les qualités de médiéviste et de chercheur en traditions populaires se manifestent dans le premier ouvrage de Benoît Lacroix : Pourquoi aimer le Moyen Âge. Elles transparaissent ensuite tout au long de son œuvre et sont encore affirmées en 1986 dans La religion de mon père et, en 2001, dans La foi de ma mère

La journaliste Josée Blanchette a publié un long reportage sur Benoît Lacroix et le couvent Saint-Albert-le-Grand qu’elle a intitulé Bonté divine. 24 heures au couvent des dominicains. En introduction, elle écrit : «Je me suis infiltrée à force de pots de confitures à la rhubarbe et de visites inopinées au fil des ans. J’avais émis le souhait d’y séjourner une semaine comme écrivaine en résidence; ils m’ont accordé 24 heures, un miracle. Ou du moins une première dans leur histoire.»

Photo: Le père Benoît Lacroix dans la bibliothèque de Saint-Albert-le-Grand, maison des dominicains, sur le chemin de la Côte-Sainte-Catherine, le 13 août 2014.

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