vendredi 14 juin 2019
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Tempête et émerveillement, deux expériences en arts visuels

Tempête et émerveillement, deux expériences en arts visuels

La maison de la culture de Côte-des-Neiges présente Broyer du rose, et Intermittence, les expositions de deux étudiantes en arts visuels, Josée Courtemanche et Pamela Lepage, du 6 février au 16 mars.

Dans Broyer du noir, Josée Courtemanche détourne humoristiquement des objets usuels et domestiques. Ses œuvres sont teintées de récits anecdotiques de son enfance et de sa vie.

Elle s’inspire de l’esthétisme du Pop Art. Ses œuvres sont racontées et mises en scène pour faire sourire et réfléchir. Ce sont des objets de consommation, du jouet et du monde alimentaire.

«Je vais chercher des éléments langagiers dans la pub, dans l’affichage, dans la culture populaire, dans la bouffe. Je prends toutes sortes de codes, je les amalgame, je les détourne pour former une nouvelle image. Tout ça dans une visée, un souhait, un état d’émerveillement qui est d’ailleurs au cœur de tout ce que je fais, au cœur de ma vie», confie-t-elle.

Car en plus de détourner le sens, Josée Courtemanche n’a pas les idées noires. On le voit dans le jeu de mots du titre de cette exposition, dans les chevaux à bascule: elle ne broie pas du noir, mais elle imagine sa vie en rose.

Josée Courtemanche est artiste multidisciplinaire. Native de Rouyn-Noranda (1981), elle vit et travaille à Montréal depuis 2007. Cette expositionest son projet d’études de maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal (UQÀM).

Elle me confie qu’elle a une forte propension naturelle à l’émerveillement, qu’elle souhaite ici partager.

En visitant son exposition, elle m’explique une à une les oeuvres et sa démarche d’artiste. Je crois comprendre qu’il s’agit d’une série d’objets qu’il faut lire comme un rébus pour comprendre le message.

«Primo, on voit le buste de Superman, un homme idéal. C’est un autoportrait de moi», dit-elle.

Secondo, un moulin pour hacher la viande, mais le produit qui en jaillit est de la crème glacée en plâtre, parce qu’elle adore la crème glacée depuis son enfance.

Terzo, le titre : «Broyer du rose». Ça décrit son esprit. Elle veut le transmettre par le faisceau de lumière dirigé vers le sol. «Le visiteur peut s’y placer», dit-elle. Selon moi, il peut ordonner : «Beam me up, Scotty » pour capturer cette propension, qu’elle a «envie de partager».

Voilà pour mon interprétation, mais libre à chacun bien sûr d’en faire sa propre lecture.

Intermittence
Dans l’exposition Intermittence, de Pamela Lepage, le processus créatif s’exprime « comme une tempête, une agitation, un bouillonnement, une effervescence, une turbulence ».

Intermittence propose des oeuvres de grand format portant la trace de tempêtes en peinture sous forme de paysages. L’artiste ne les dessine pas, ils émergent de la matière même.

«Je suis beaucoup dans la matière peinture, je suis dans la tempête comme métaphore de l’acte de peindre», dit-elle.

«Pour moi peindre c’est aussi une chorégraphie. C’est ce que mon corps fait dans l’espace. C’est acrobatique, c’est physique», explique-t-elle.

Paméla Lepage est une artiste émergente de la scène montréalaise. Elle vit et travaille dans la métropole depuis près de huit ans. Elle termine maintenant sa maîtrise en arts visuels et médiatiques à l’Université du Québec.

Ces œuvres ont

été faites les deux semaines avant l’exposition. Il lui faut une journée complète pour faire une 6 pi x 12 pi, un jour pour en faire deux petites. Mais y avait des journées où elle allait simplement au studio pour voir s’il y avait des retouches à faire. «C’est pourquoi l’exposition s’appelle Intermittence», explique-t-elle.

Les œuvres commencent à l’entrée de la salle d’exposition et sont installées de manière à engager tout le lieu pour que le regard ne s’accroche pas à ce qui est strictement sur le panneau peint.
Le thème de l’eau revient souvent justement parce que la peinture, en tant que matière même, c’est fluide comme l’eau. L’espace est un environnement semi-immersif pour le visiteur.

«Mon amour du paysage vient du fait que j’ai grandi et vécu une grande partie de ma vie à la campagne. Donc c’est une espèce de relation amour-haine avec les paysages», dit-elle.

Les expositions de ces étudiantes sont en cours jusqu’au 16 mars à la Maison de la culture de Côte-des-Neiges.

Marie Cicchini | redaction@lesactualites.ca
Photo : Marie Cicchini

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