mercredi 17 avril 2019
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École des Nations : 250 élèves déplacés dans le Centre-Sud

École des Nations : 250 élèves déplacés dans le Centre-Sud

L’école primaire des Nations, va entamer une série de gros travaux à partir du mois de mars pour régler des problèmes de qualité de l’air. Environ la moitié des 550 élèves seront déplacés dans une école primaire du quartier Centre-Sud jusqu’à la fin du chantier, qui devrait durer deux ans.

Les travaux prévus dans cette école du quartier de Côte-des-Neiges sont nécessaires en raison des moisissures qui contaminent l’air. « Des enseignants nous avaient signalé qu’ils ressentaient des symptômes comme de la congestion, des yeux qui piquent et des maux de tête à partir du mois d’octobre, quand le froid ne permettait plus d’ouvrir les fenêtres, explique Françoise Thomas, la directrice par intérim de l’école. Aucun symptôme n’a été rapporté chez les enfants. »

Des travaux ont été réalisés cet été pour nettoyer le système de ventilation et refaire des murs intérieurs, affirme la Commission scolaire de Montréal (CSDM), ce qui a donné une amélioration de la qualité de l’air. Mais ces travaux ont révélé des infiltrations d’eau qui nécessitent des actions plus poussées pour éviter le développement de nouvelles moisissures. La CSDM a donc décidé d’accomplir d’importants travaux, en particulier au niveau de la maçonnerie sur les murs extérieurs, et de changer le système de ventilation. «C’est comme si on refaisait l’école», affirme Catherine Harel-Bourdon, la présidente de la CSDM.

Les élèves de niveau préscolaire et de premier cycle resteront dans l’école et changeront de locaux au fur et à mesure de l’évolution des travaux. La forme de W du bâtiment ainsi que la construction d’un mur entre les sections concernées et le reste de l’édifice devraient permettre de bien isoler le chantier et d’empêcher l’exposition des enfants à la poussière.

Après la semaine de relâche de mars, les autres élèves devront se rendre à l’école Champlain, située près du pont Jacques-Cartier, dans le quartier Centre-Sud. Une décision motivée par les volontés de ne pas disperser les enfants dans plusieurs écoles afin de faciliter l’enseignement de matières spécialisées comme les arts ou l’éducation physique et de maintenir un sentiment d’appartenance à l’école. Aucune autre école de Côte-des-Neiges n’a la capacité d’accueillir 250 élèves, selon la CSDM.

L’école Champlain se trouve à environ 20 minutes de voiture de celle des Nations. « C’est loin, ça va faire de longues journées aux enfants, qui vont devoir s’acclimater », estime Yves Paranteau, conseiller à l’Alliance des professeures et professeurs de Montréal. Cette organisation est membre de la Coalition pour des écoles saines à la CSDM.

L’école des Nations et la CSDM assurent avoir tout prévu pour réduire l’impact des travaux sur les élèves. Des services gratuits seront mis en place. Tous les jours, des autobus amèneront les enfants de l’école des Nations à l’école Champlain. Pendant l’heure de dîner, la surveillance des élèves qui habituellement prennent leur repas chez eux sera assurée. À l’école des Nations, un service de garde sera également offert aux petits en attendant l’arrivée de Centre-Sud de leur grand frère ou leur grande sœur. « Les élèves de l’école des Nations et ceux de l’école Champlain auront des horaires de récréation et de dîner différents », indique Mme Harel-Bourdon.

Les enfants concernés ont plutôt bien réagi à l’annonce de ce déménagement temporaire. « Il y a une part d’excitation chez eux car ils ont aimé l’école Champlain », avance Mme Thomas. Environ 300 élèves et parents ont pu découvrir leur nouvelle école lors d’une visite, organisée le 8 janvier. Une rencontre avec les parents est également prévue le 12 février, en présence des responsables du chantier.

La CSDM juge que les travaux entrepris permettront de résoudre le problème de qualité de l’air sur le long terme. Mais M. Parenteau reste prudent. «Des expériences dans d’autres écoles montrent que ce n’est pas aussi simple. À l’école Hochelaga, on a installé un échangeur d’air qui a coûté une fortune, mais des gens ont quand même été malades après», souligne-t-il.
Il invite

donc le personnel des écoles et les parents d’élèves à faire preuve de vigilance. «Si vous constatez des symptômes, signalez-les car c’est comme cela qu’on peut changer les choses, dit-il. Tout le monde a le droit à une école saine».


Fanny Bourel

Photo : Michaël Monnier

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