samedi 16 décembre 2017
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Des étudiants de l’UdeM ont manifesté

Des étudiants de l’UdeM ont manifesté

Le sommet sur l’éducation supérieure tenu le 25-26 février s’est soldé par une manifestation mobilisant plusieurs milliers de personnes dans les rues du centre-ville pour dénoncer l’indexation à 3% par année des frais de scolarité.Des étudiants de l’Université de Montréal en faveur de la gratuité scolaire ont pris part au rassemblement public au Square Victoria.
Le sommet a fermé la porte à un gel complet des frais de scolarité. Ils seront plutôt indexés à 3 % par année, tout comme les frais afférents. Cela ajoute en moyenne 90 $ aux factures universitaires dès septembre prochain.
Hadrien a avancé que la diversité des opinions était mal représentée dans le slogan pour la gratuité scolaire.
Andrée-Anne a quant à elle parlé d’une frustration collective nourrie par le sentiment d’avoir «sacrifié six mois à la grève pour obtenir une hausse échelonnée à plus long terme». En admettant l’absence de support pour une nouvelle grève illimitée, une autre étudiante qui réside à Côte-des-Neiges a plutôt expliqué son appui aux demandes de l’Association pour une solidarité Syndicale Étudiante (ASSÉ) en notant que leurs positions plus radicales augmentaient au final la marge de gains obtenus par les étudiants.
Rappelons que gouvernement péquiste souhaitait réunir les acteurs du milieu universitaire et rétablir pour de bon un climat de paix sociale en tenant deux jours de discussions sur le financement de l’éducation supérieure.
Bien que l’ASSÉ a organisé la manifestation du 26 février pour revendiquer la gratuité scolaire, elle brillait par son absence à cette table de discussion.
Les partisans de Québec Solidaire, un parti qui prône également la gratuité scolaire, étaient très visibles.
Rappelons qu’environ 40 000 étudiants étaient en grève ce jour-là,

Entrevue avec Martine Desjardins
Martine Desjardins, présidente de la FEUQ, a déploré l’absence de discussion sur les droits de scolarité au sommet. Lors d’une entrevue téléphonique avec Les Actualités, elle a qualifié l’indexation de «mesure électoraliste basée sur des sondages». Mais elle dresse pourtant un bilan positif puisque la «quasi-totalité des revendications faites par la FEUQ feront l’objet de chantiers», c’est-à-dire de discussions supplémentaires.
À ses yeux, la bonification du programme de prêts et bourses viendra adéquatement contrebalancer les effets de l’indexation pour les étudiants provenant d’un ménage au revenu inférieur à 45 000 $. Toutefois, accorde-t-elle, les étudiants de la classe moyenne n’auront pas de compensation substantielle.
Martine Desjardins a également affirmé que les compressions de 124 millions auxquelles font face les universités pour les deux prochaines années sont catastrophiques. Elle accuse cependant du même souffle les recteurs de «véhiculer des faussetés» en avançant des chiffres basés sur les anciennes mesures du gouvernement libéral pour documenter leur manque à gagner.
La FEUQ n’a pas participé à la manifestation puisque ses associations membres ne lui en ont pas donné le mandat.
Dans les prochaines, les séances de discussion seront divisées en cinq chantiers qui auront le mandat d’émettre des recommandations au gouvernement sur la gestion des cégeps et des universités.

Bruno-Olivier Bureau
Photo : Bruno-Olivier Bureau

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