lundi 10 juin 2019
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CUSM : l’OCPM accepte les mémoires jusqu’au 7 mars

CUSM : l’OCPM accepte les mémoires jusqu’au 7 mars

Les acteurs impliqués dans l’implantation du Centre de Santé McGill à Saint-Raymond ont pris part à la première étape du processus de consultation lancé par la Ville de Montréal le 12 février dernier.
Les résidents intéressés sont venus en grand nombre pour rencontrer les représentants communautaires et gouvernementaux souhaitant mettre valeur leurs contributions dans le projet du CUSM et présenter leur suggestions pour palier à l’impact humain et routier de la méga-construction.

Dialogue ou façade ?
Le processus de consultation devrait se solder par une seconde séance du genre prévue pour le printemps 2014. Les deux consultations publiques doivent chacune accoucher d’un rapport faisant état des revendications des résidents afin que l’information soit concrètement intégrée dans les projets d’aménagement.
Cependant, avant même que le dialogue ne se soit amorcé avec la médiation de l’Office de Consultation Publique de Montréal, certains organisateurs communautaires ont fait connaître leur insatisfaction face à ce qui se veut être une démarche inclusive. Mme Stuy, représentante de l’Association des Résidents de Saint-Raymond, a affirmé qu’il n’y avait pas de réel dialogue en raison des sévères lacunes du processus de consultation notamment au niveau de la visibilité de ce genre d’événements. Elle a déploré un manque d’investissement en publicité et le dialogue de sourd qui prend place.
Bien que la consultation se fasse exceptionnellement «en amont» – c’est à dire avant le début des travaux majeurs – comme l’a indiqué fièrement la présidente de l’OCPM Dominique Olivier, plusieurs décisions ont déjà été entérinées et les travaux ne nécessitant pas de changement de zonage seront bel et bien entamés avant la fin de la consultation. M. Luc Gagnon de la Ville de Montréal avance par exemple que la fermeture du passage sous-terrain de Upper-Lachine a été annoncée dès l’année 2007, mais que la Ville «souhaite garder l’accès ouvert le plus longtemps possible». Quoi qu’il en soit, il se peut que les travaux d’aménagement urbain débutent avec du retard, confit-il, en raison du projet de loi sur l’intégrité en matière de contrats publics qui retarde le processus d’allocation des contrats.

Un programme détaillé, un financement élusif
Les résidents présents ont néanmoins pu interagir avec les représentants de la Ville de Montréal, de la STM et du CUSM qui étaient sur place. Ils ont été en mesure de constater que, mis à part le projet d’espace public pour Upper-Lachine, la Ville semble miser beaucoup sur la création d’un second édicule reliant la station intermodale Vendôme au CUSM par un corridor souterrain.
Suite au passage d’une motion municipale demandant que le financement essentiel du projet soit assumé par le gouvernement provincial, les groupes concernés n’étaient toujours pas en mesure de préciser l’envergure de leur participation financière au projet. Le directeur de la planification stratégique du CUSM, M. Richard Fahey, a affirmé que l’engagement du CUSM se limitait à allonger le tunnel existant jusqu’au stationnement et à mettre sur pied un accès avec ascenseur pour le deuxième tunnel qui devra passer sous les rails de chemin de fer.
Du côté de la STM, on explique que l’idée fait l’objet d’une étude de faisabilité et qu’elle constitue l’option préconisée, mais on se montre avare de commentaires concernant les questions d’ordre pécuniaire.
Une période de question est venue clôturer la première consultation en offrant la chance aux résidants de s’adresser aux porte-paroles de la Ville de Montréal et de la STM. Un résident qui a déjà été victime d’un accident de la route sur de Maisonneuve s’est dit craintif de voir des plans pour augmenter le trafic sur cette artère. D’autres ont plutôt souligné l’absence de bibliothèque et d’école sur le territoire de Saint-Raymond, ainsi que le manque d’espaces verts et de commerces visant une clientèle locale.
Les résidents ont jusqu’au 7 mars pour déposer un mémoire à l’OCPM dans lequel ils peuvent exprimer leurs recommandations pour le programme particulier d’urbanisme qui touche la région sud-est de Notre-Dame-de-Grâce.

Bruno-Olivier Bureau
Photo : Bruno-Olivier Bureau

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