Mercredi 22 mai 2019  
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PATRIMOINE

 Le mât totémique de Westmount
 Un jeu de boules en plein cœur de la ville
 Une femme très distinguée
 Le fondateur de l’empire financier des Astor et son associé de Westmount
 Mais où est donc passé le Club de tennis?


Le mât totémique de Westmount
Article mis en ligne le jeudi 18 juin
 
Photo René le Clère
Le totem prend maintenant place à la bibliothèque publique de Westmount.
Un mot peut être couramment employé sans que l’on sache quelles sont ses définitions et significations. Ainsi, honnêtement, sauriez-vous discourir sur le vocable « totem »?
Je ne le savais pas. Je viens d’en faire le tour!


Un « totem » (mot algonquien) est un animal, un objet, une plante, auquel de nombreuses communautés traditionnelles du Nord-Ouest canadien se disent unies par un lien surnaturel.
Le mot « totem » (« totem pole » en anglais, se traduit en français par : « mât totémique ») désigne aussi la colonne de bois, sculpté ou peint, parfois les deux, de 10 à 15 mètres de hauteur, représentant le totem d’une famille, d’un clan, d’une tribu.
Le mât totémique est considéré comme le protecteur d’un individu ou comme l’ancêtre mythique représentant un groupe social par rapport à d’autres groupes d’une même communauté.
On le retrouve généralement érigé à l’entrée ou à quelque distance d’une habitation amérindienne appelée le tipi, chez les Amérindiens des Prairies, et le wigwam, habitation qui se rencontrait notamment chez les Algonquins de l’est et du sud du Canada.
Le Musée McCord d’histoire canadienne, à Montréal, possède un impressionnant mât totémique, haut de 10,5 mètres, qui appartient aux Haïdas, de l’archipel de la Reine-Charlotte, en Colombie-Britannique, et dont l’auteur est Unnetlas.



Un jeu de boules en plein cœur de la ville
Article mis en ligne le jeudi 21 mai
 
Photo René le Clère
Des joueurs de bowling green, ou boulingrin.
Étrange appellation que celle de « boulingrin » !
Le « boulingrin » de Westmount se trouve sur la rue Sherbrooke Ouest, à deux pas à l’ouest de l’Hôtel de ville, sur des terres alors louées au Domaine Monk. Le terrain appartient maintenant à la ville de Westmount.
Les étymologistes disent que le mot vient de l’anglais bowling-green, pour « jeu de boules sur gazon ».
Le boulingrin de Westmount est le plus ancien de la province de Québec. Depuis sa fondation, en 1902, de nombreuses personnes y jouèrent et y jouent encore pendant les beaux jours d’été, sans s’arrêter, ni pendant les deux guerres mondiales, ni pendant la Récession de 1929.
Une notice historique sur le château d’Arlay, dans le Jura (France) mentionne la présence d’un « boulingrin » dans son magnifique parc de huit hectares aménagés à partir de 1770.
Le boulingrin de Westmount, s’il n’est pas aussi ancien, n’est pas né d’hier. En 2002, il a fêté son centenaire.C’est l’immigrant écossais James Brown qui en fut l’instigateur, en 1902. Bien sûr, le Club commença bien modestement. En 1903, il ne comptait que 23 membres. Actuellement, on y compte environ 70 personnes.



Une femme très distinguée
Article mis en ligne le jeudi 9 avril
 
Photo René le Clère
La maison des sœurs de Notre-Dame-du-Bon-Conseil, sur le boulevard De Maisonneuve.
Au Québec, le patronyme « Gérin-Lajoie » est porté fièrement depuis des générations.
Pensons à Antoine Gérin-Lajoie (1824-1882), auteur de la chanson Un Canadien errant (et du roman Jean Rivard), interprétée dans le monde entier par la chanteuse grecque Nana Mouskouri.
Plus près de nous, pensons à Paul Gérin-Lajoie, ministre dans le gouvernement de Jean Lesage (1960-1966), le premier titulaire du ministère de l’Éducation au Québec (1960-1964), l’un des pères de la Révolution tranquille, et président-fondateur, en 1977, de la Fondation du même nom dont la mission est de contribuer à l’éducation de base des enfants et à l’alphabétisation de leurs parents dans les pays les plus démunis. Quel jeune élève ne connaît pas la fameuse Dictée P.G.L. qui s’adresse aux jeunes francophones?
À l’Université du Québec à Montréal (UQÀM), rue Saint-Denis, se trouve un grand amphithéâtre appelé « Salle Marie-Gérin-Lajoie ».
Marie est de cette même famille bourgeoise qui donna à la province beaucoup de femmes et d’hommes qui, depuis l’arrivée en 1750 de Jean Jarin (alias Gérin), l’ancêtre originaire de la bourgade Les Échelles (Isère, France), contribuèrent grandement à façonner l’histoire du Québec moderne.
Au Québec, le premier ancêtre, soldat, s’est vu décerner le sobriquet de « Lajoie » en raison de son caractère boute-en-train.
Sur la famille, il suffit de consulter les dictionnaires, les livres et l’Internet. On y trouvera des députés, avocats, curés, hommes de responsabilités, de pouvoir, etc.



Le fondateur de l’empire financier des Astor et son associé de Westmount
Article mis en ligne le jeudi 23 avril
Les citoyens de Westmount en savent maintenant un peu plus sur le projet de reconstruction des installations sportives de la rue Sainte-Catherine, grâce à la tenue de deux séances publiques d’information les 18 et 21 avril au Victoria Hall.
La municipalité estime que chaque famille paiera 13 $ par tranche de 1 million de dollars que la Ville investira elle-même.
« Nous ne pouvons pas donner plus d’information pour l’instant. Tout dépendra du montant de subvention que nous obtiendrons. Nous entendons bien sûr explorer toutes les avenues possibles », a déclaré la mairesse de Westmount, Karin Marks.
« Ce n’est pas seulement un coût, c’est un investissement pour le futur de notre communauté. Si nous n’avons pas d’installations pour attirer les familles ici, cela aura un impact sur la collectivité. Quand quelqu'un cherche une demeure, il regarde les services qui sont offerts dans les alentours. Une belle installation sportive ajoutera aussi de la valeur à chaque maison. »
Le projet retenu par les élus contient deux patinoires, dont l’une aux dimensions de la Ligue nationale de hockey, ainsi que deux piscines extérieures, un centre pour adolescents, une boutique professionnelle et des locaux administratifs.



Mais où est donc passé le Club de tennis?
Article mis en ligne le jeudi 12 mars
 
Photo René le Clère
Le Club de tennis Mont-Royal, situé dans NDG, compte 102 années d’existence.
L’actuel Club de tennis Mont-Royal (CTMR)/Mount Royal Tennis Club (MRTC) dans Notre-Dame-de-Grâce est en fait le prolongement du Club de tennis de la Côte-Saint-Antoine, alors situé dans Westmount, au coin de la rue Sherbrooke et de l’avenue Kensington.
Le Club fondé en 1889 était réputé pour son emplacement magnifique, au pied de « La Petite Montagne » et comptait quatre courts sur gazon – ce qui faisait la réputation du Club de tennis – et deux courts sur terre battue afin de pouvoir jouer après la pluie.
The Dominion Illustrated, dans son édition du 11 juillet 1891, publia des scènes croquées lors d’un tournoi au Club de tennis de la Côte-Saint-Antoine, avec un orchestre de quatre musiciens, dont un harpiste, à la tête protégée du soleil par un canotier.
Malheureusement, ce Club de tennis de la Côte-Saint-Antoine était situé sur un terrain loué au Domaine Monk, qui décida de le vendre en 1906 pour être morcelé en vue d’y construire des habitations.
Ainsi contraint de déménager, le Club de tennis alla s’installer à la limite ouest de Westmount, au sud de la rue Sherbrooke, entre les avenues Grey et Vendôme, dans un nouveau terrain occupé par des vergers de pommiers et des champs de foin que onze personnes payèrent 4000 dollars de l’époque.




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