Lundi 17 juin 2019  
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Trekking sur l’Everest
Article mis en ligne le jeudi 22 avril
 
Photo Courtoisie
Claude Chevalier partira en expédition sur l’Everest pour la fondation Fais-un-vœu.
Claude Chevalier n’a pas froid aux yeux. Le 10 mai prochain, il quittera le village de Lukla, au Népal, pour entreprendre une expédition de 14 jours vers le camp de base du mont Everest, à 5380 m d’altitude. Il se joint à 26 autres grimpeurs afin de récolter 200 000 $ au bénéfice de la fondation Fais-un-vœu Québec, qui permet aux enfants atteints de maladies graves de réaliser un souhait.
« L’Everest a quelque chose de particulier, de mystique. On parle toujours de cette montagne comme d’un très grand défi », explique M. Chevalier, qui réside dans Westmount depuis 25 ans.
À 66 ans, le moins que l’on puisse dire c’est qu’il marche d’un pied léger. Il est adepte de natation, d’équitation et n’en est pas à sa première ascension d’une montagne. En 2007, il a gravi le mont Kilimandjaro, en Tanzanie, au profit de Fais-Un-Vœu. Il était alors accompagné de son fils de 27 ans.
Cette fois, il relèvera le défi seul, car son fils et sa fille tiendront le gouvernail de l’entreprise familiale, Bio-K + International, pendant son absence. Il prévoit amasser 7000 $ pour la fondation.
Routine matinale
M. Chevalier a choisi de s’entraîner dans les conditions de montagne pour préparer son expédition. Il porte les équipements qu’il aura sur l’Everest, soit les mêmes vêtements et un sac à dos pesant 25 livres.
Levé dès 6 h tous les matins, peu importe la température, il s’entraîne pendant une heure et demie sur l’un de ses parcours favoris à Westmount. Sur Le Boulevard, il peut choisir entre un escalier de 76 marches qu’il grimpe 20 fois, aller-retour, ou un autre de 404 marches, qu’il parcourt 5 ou 6 fois. Sur le mont Royal, il dévale les 278 marches deux par deux, dix fois, aller-retour. Il revient chez lui vers 8 h, fait des étirements, puis se rend au travail. « J’ai fait le tour de Westmount à plusieurs reprises. Je connais toutes les maisons à vendre dans le coin! » dit-il en riant.

Conserver son énergie
Le grand défi de la marche en montagne est de tenir le coup jusqu’au sommet, sans oublier qu’il faudra redescendre. « La sagesse fait qu’en vieillissant, on s’énerve moins au départ. On dit que le plus lent monteur est toujours le premier en haut de la colline. »
Les premiers jours, les marcheurs montent jusqu’à une certaine altitude puis redescendent un peu, le temps de s’acclimater. Cela permet au corps de fabriquer plus de globules rouges, qui acheminent l’oxygène. Ainsi, les grimpeurs dorment mieux et recommencent le lendemain leur montée graduelle.
L’altitude et l’effort soutenu amène les trekkers à brûler plus d’énergie qu’ils n’en consomment. Ils doivent donc maintenir leur cadence, tout en consommant régulièrement de l’eau et de la nourriture riche (noix, pâtes, glucides). Il est permis de grignoter entre les repas!
Pour transporter leurs effets personnels, l’expédition aura un porteur par personne. Puisque l’eau est rationnée et qu’il n’est pas possible de laver ses vêtements, il faudra en alterner l’usage, en faisant une rotation sur trois jours.
M. Chevalier fait d’une pierre deux coups en participant à l’expédition : il réalise un objectif personnel et contribue à une bonne cause. « C’est beaucoup plus intéressant de le faire avec la fondation. Je pense que si on reçoit un peu plus dans la vie, on doit aussi redonner un peu plus. »

[ Émilie Russo ]





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