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Rencontre avec les candidats se présentant dans Westmount-Ville-Marie
Au tour des électeurs à prendre le micro
Article mis en ligne le jeudi 4 septembre 2008
 
Photo Ariane Lafrenière
Les candidats ont utilisé jusqu’à la dernière seconde les quatre minutes qui leur était allouées pour leur présentation.
Avec les rumeurs d’élections générales qui se font de plus en plus pressantes, une nouvelle visibilité est donnée aux élections partielles devant se tenir le 8 septembre prochain dans la circonscription de Westmount-Ville-Marie. Une visibilité qui n’a certainement pas nui à la popularité de la soirée « Meet the candidates » organisée par l’Association municipale de Westmount ainsi que par le journal Westmount Examiner, bien au contraire. Malgré la chaleur qui régnait dans l’amphithéâtre du Westmount High School, environ quatre cents personnes ont assisté à la rencontre.
Pour l’occasion, six des huit candidats étaient réunis autour d’une même table afin de répondre aux questions des citoyens de la circonscription. Seuls le candidat indépendant Régent Millette et le bloquiste Charles Larivée n’étaient pas du rendez-vous. Cette dernière absence en a fait sourire quelques-uns dans la salle qui ne se sont pas gênés pour émettre des boutades au sujet du slogan du candidat bloquiste : « Présent! Pour Westmount-Ville-Marie ». Au Bloc québécois, on a expliqué que M.Larivée avait déjà une rencontre prévue au cours de cette soirée c’est pourquoi il n’a pu participer.
Chaque candidat a eu droit à quelques minutes au début de la rencontre pour parler de leur programme ou encore pour attaquer les politiques proposées par leurs adversaires. Ces introductions ont entre autres permis de connaître un peu plus les candidats indépendants Ronald A.Wattie et David S.Rovins. Le premier a présenté un programme saugrenu qui a bien peu à voir avec les enjeux de la circonscription et même du pays. Quant à lui, David S.Rovins a mis de l’avant un certain nombre d’idées beaucoup plus concevables. Il a affirmé qu’un de ses buts était de rendre le Canada plus démocratique. En ce sens, il s’est dit partisan d’un système de financement public des campagnes électorales pour favoriser la présence de candidats indépendants n’ayant pas de ligne de parti à suivre. « Les candidats indépendants ne peuvent se cacher derrière leur parti, a-t-il déclaré. Ils votent selon leurs valeurs et leurs idéaux. »
Au premier plan, le PLC et le NPD
Après les introductions, c’était au tour des citoyens à prendre le micro pour poser leur question aux candidats. Marc Garneau du Parti libéral du Canada (PLC) et Anne Lagacé Dowson du Nouveau Parti démocratique (NPD) ont été les plus questionnés. Plusieurs sujets ont été abordés : de l’environnement aux politiques linguistiques en passant par l’avortement. Lorsque les questions ont porté sur des enjeux locaux, les candidats ont souvent démontré qu’ils étaient peu familiers avec ces dossiers. Ça a été le cas avec la question de Patrick Barnard portant sur le projet de construction de l’aréna et de la piscine à Westmount. Les candidats du PLC et du NPD n’ont pu répondre disant qu’ils n’étaient pas familiers avec le dossier. Pourtant, ils en ont, à tout le moins, eu connaissance puisque tous les deux ont rencontré la mairesse Karin Marks à l’Hôtel de Ville de Westmount afin de discuter des enjeux locaux. Lors du dernier conseil municipal, celle-ci a affirmé avoir parlé de ce projet lors de ces rencontres.
Lorsqu’un citoyen a demandé à Marc Garneau et à Anne Lagacé Dowson d’identifier un enjeu local sur lequel ils comptaient particulièrement travailler, le candidat libéral a répondu l’environnement alors que la néo-démocrate a plutôt mentionné la qualité de vie dans la circonscription.
Le Parti conservateur et le Parti vert au second plan
Le conservateur Guy Dufort a rarement eu la possibilité de prendre la parole. Il a toutefois répondu à une citoyenne qui s’inquiétait de la réouverture du débat sur l’avortement. Il a affirmé qu’en 2005, lors d’une convention du Parti conservateur, il avait proposé que « tout ce qui concerne l’avortement reste au statu quo ». « Ça a passé à la grande majorité. C’est un dossier clos », a-t-il déclaré. Le candidat avait l’air nettement moins à l’aise lorsqu’une femme, prénommée Helen, s’est présentée au micro. Atteinte d’un cancer, elle lutte contre sa maladie grâce à des médicaments et produits naturels. La voix chevrotante, elle explique son inquiétude par rapport aux projets de loi C-51 et C-52 qui pourraient avoir des conséquences importantes sur la vente des produits naturels au Canada. « Sans ces produits, je serais morte », a-t-elle affirmé.
Le candidat du Parti Vert, Claude William Genest, s’est emparé de la question pour répondre qui trouvait cette situation grave et moralement répréhensible. Un peu plus tôt, il avait mentionné l’importance qu’il accordait à la qualité des aliments. « La santé commence dans nos assiettes », a-t-il affirmé en ajoutant qu’il souhaitait faire la promotion des aliments biologiques. Au cours de la soirée, le candidat des verts était visiblement frustré de ne pas se faire poser plus de questions par les électeurs. Il saisissait le micro aussi souvent qu’il le pouvait même si la question ne lui était pas adressée, cherchant à s’allier les électeurs.
Plus ça change, plus c’est pareil
En somme, les candidats sont demeurés prudemment tout au long de la soirée usant de la célèbre « langue de bois » pour répondre à leurs électeurs potentiels. Plusieurs personnes s’étant présentées au micro sont retournées à leur place sans trop savoir si on avait vraiment répondu à leur question. Même la mairesse Karin Marks a goûté à cette médecine douteuse. En effet, elle a demandé aux candidats ce qu’ils feraient pour s’assurer de minimiser les impacts négatifs d’une liaison ferroviaire passant dans le sud de Westmount. Le libéral Marc Garneau a mentionné la possibilité d’une consultation alors que le conservateur Guy Dufort a expliqué le besoin de coordonner un tel projet avec les différents paliers gouvernementaux. Manifestement peu satisfaite de ces deux réponses, elle a haussé les épaules avant de retourner à son siège.
Le dernier mot, et sans doute le plus sage, a été à Stanley Baker de l’Association municipale de Westmount qui a exhorté aux électeurs de faire leur devoir de citoyen en allant voter. « Go vote! », s’est-il exclamé.

[ Ariane Lafrenière ]




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