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Entrevue avec Marc Garneau
« Je ne tiens rien pour acquis dans ma campagne »
Article mis en ligne le mardi 17 juin 2008
 
Photo Ariane Lafrenière
Marc Garneau, candidat du Parti libéral pour la circonscription Westmount-Ville-Marie.
Le premier ministre Stephen Harper a jusqu’au 25 juillet pour déclencher des élections dans la circonscription de Westmount-Ville-Marie laissée sans député depuis le départ officiel de Lucienne Robillard le 25 janvier dernier. Depuis octobre 2007, le candidat du Parti libéral fédéral (PLC) Marc Garneau sillonne ce territoire. Cela fait donc huit mois qu’il fait la tournée des différents organismes, qu’il rencontre les électeurs et qu’il serre des mains. Huit mois durant lesquels Marc Garneau s’est préparé pour les élections. Bien que la date du scrutin n’ait pas encore été fixée, le candidat des libéraux se dit aujourd’hui prêt à affronter ses adversaires. Jusqu’à présent, il n’y a que le candidat des conservateurs, l’avocat Guy Dufort, qui a également annoncé sa candidature.

La confiance qui émane de Marc Garneau viendrait-elle du fait que la circonscription Westmount-Ville-Marie est un bastion des libéraux depuis des décennies? « Personnellement, je ne tiens rien pour acquis dans ma campagne. Traditionnellement, le comté a été libéral. Mon approche c’est qu’on doit mériter à chaque élection la confiance de nos électeurs. C’est pour ça que je suis sur le terrain continuellement depuis les huit derniers mois », répond-il.

Aux dernières élections fédérales en 2006, le PLC avait remporté la victoire dans Westmount-Ville-Marie avec 45,7 % des votes. Son plus proche rival était alors le Parti conservateur du Canada, loin derrière avec 17,6 % des votes. Advenant des élections partielles au cours des prochaines semaines, Marc Garneau est bien conscient que le principal défi de son équipe sera de faire sortir le vote. « Les partielles, traditionnellement, c’est un plus grand défi pour faire sortir le vote, et si c’est durant l’été, c’est encore pire »,admet-il.

Il n’est plus nécessaire de rappeler que cet ingénieur de formation a été le premier astronaute canadien à aller dans l’espace. Marc Garneau a fait ses premières armes en politique lors de l’élection fédérale canadienne en 2006. À l’époque, il briguait un mandat comme député dans la circonscription de Vaudreuil-Soulanges. Il n’a toutefois pas réussi à déloger la candidate sortante du Bloc Québécois qui a été réélue. « J’ai fait un apprentissage important. En politique, on fait son apprentissage sur le terrain. On ne peut pas aller à l’école pour le faire. J’ai beaucoup appris. J’en suis ressorti avec une volonté de continuer parce que j’ai trouvé que l’expérience, même si je n’ai pas gagné, m’avait vraiment emballée », explique-t-il.

« Ce que j’aimerais c’est de pouvoir être une voix non seulement pour les valeurs libérales, mais pour représenter une certaine expertise dans le domaine de la science et la technologie, de la recherche, du développement et de l’innovation. J’ai quelque chose à apporter de ce côté-là. Il n’y a pas tellement de politiciens qui ont une formation comme celle-là », soutient-il. À l’échelle de la circonscription, cette préoccupation s’incarne dans les centres de recherche en milieu hospitalier et dans les établissements d’études supérieures. Dans Westmount-Ville-Marie, « on retrouve des universités qui font beaucoup de recherche et de développement aussi des hôpitaux qui font de la recherche. Le gouvernement fédéral a un rôle très précis de ce côté-là et c’est de mettre en place des programmes pour financer la recherche et le développement. C’est quelque chose que le gouvernement fédéral fait et qui n’est peut-être pas vu par la population en général, mais qui est très important pour l’avenir du pays. […] Je crois qu’il est très important que le Canada améliore sa performance vis-à-vis l’innovation », ajoute Marc Garneau.
Au niveau de la circonscription, « il y a aussi dans Westmount-Ville-Marie de la pauvreté, des itinérants, des enjeux et des défis sociaux. […] Comme dans Outremont par exemple, on a tendance à penser que tout le monde est bien nanti. Ce n’est pas le cas », souligne-t-il. Les libéraux ont comme objectif de réduire de 30 % en cinq ans la pauvreté dans la population en général. Pour les jeunes, l’objectif est de 50 % pour la même période de temps. Le chef du Parti libéral a fait l’annonce de ce plan de lutte contre la pauvreté en novembre dernier. Les mesures invoquées pour parvenir en un tel résultat vont d’une augmentation des prestations des personnes âgées à la question des logements abordables.

Selon Marc Garneau, le PLC souhaite ainsi mettre de l’avant la justice sociale sans oublier l’environnement. Il juge que ces deux enjeux sont mieux représentés par le Parti libéral du Canada que par le Parti conservateur qui n’est pas en phase avec la population du Québec sur ces questions. Il affirme également avoir perçu chez les électeurs de Westmount-Ville-Marie une préoccupation importante par rapport à la perception du Canada dans le reste du monde. Une inquiétude qui est sans doute justifiée si on se base uniquement sur les positions environnementales du gouvernement de Stephen Harper.

En se basant sur les résultats des dernières décennies, la victoire semble garantie pour Marc Garneau dans cette circonscription ce qui ne serait pas nécessairement le cas ailleurs vu les hauts et les bas qu’a connu Stéphane Dion ces derniers mois. Dans le cas d’une élection fédérale nationale, il reste à voir si une large portion de la population adhérera aux valeurs que souhaitent personnifier le Parti libéral.
[ Ariane Lafrenière ]




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