Vendredi 19 avril 2019  
Depuis JANVIER 2013, les Actualités dispose d'un nouveau site. Pour y accéder, rendez-vous sur www.lesactualites.ca

























8 mars, Journée internationale de la Femme
L’union libre, source d’insécurité pour les femmes
Article mis en ligne le mercredi 11 mars 2008
 

PROFIL DES COUPLES DANS LA VILLE DE WESTMOUNT
ET DANS LA PROVINCE DE QUEBEC
(recensement 2006) 

Westmount
Québec (province)
Nombre total de familles*
5 280
2 121 610
Nombre de famille comptant un couple marié
4 035
1 156 930
Nombre de famille comptant un couple en union libre
575
611 850
Population totale de 15 ans et plus
17 380
6 293 620
Vivant en union libre**
1 135
1 221 855
Légalement marié et non séparé
8 300
2 361 855
Légalement marié mais séparé
295
132 285
* Est considéré comme une famille, un couple vivant avec au moins un enfant
** Par union libre on entend des personnes vivant ensembles en tant que couple sans être légalement mariés

Source : Statistique Canada
Dans une atmosphère particulière-ment décontractée et chaleureuse, une vingtaine de personnes ont assisté à une discussion avec l’éditorialiste du journal The Gazette, Janet Bagnall, qui se tenait le 6 mars dernier. À l’occasion de la Journée internationale de la Femme, Mme Bagnall a été invitée à la Bibliothèque Atwater pour parler de la situation des couples vivant en union libre au Québec. Selon elle, il est important à l’occasion du 8 mars « de parler des grands défis, mais aussi de ces enjeux plus locaux ».
À l’échelle internationale, la province québécoise possède le plus haut taux de conjoints de fait, soit 34,6 % des couples. Janet Bagnall estime toutefois que la perception des Québécois est erronée quant à leurs droits en tant que conjoint de fait, « plusieurs croient qu’ils sont automatiquement protégés ». Ce qui fait que peu d’entre eux prennent les précautions nécessaires pour se protéger en cas d’une éventuelle séparation. Pourtant, peu importe le nombre d’années de cohabitation, ils n’ont aucun droit semblable aux couples mariés ou unis civilement.
Janet Bagnall souligne que, malheureusement, ce sont souvent les femmes et les enfants qui sont victimes de mauvaises surprises dans ces situations. Encore aujourd’hui, elles sont plus nombreuses à faire le choix de rester à la maison pour les enfants que les hommes, ce qui accroît nécessairement leur dépendance financière envers leur conjoint. Dans le cas des couples vivant en union libre, si aucune entente notariée n’a été conclue, une séparation peut s’avérer un véritable cauchemar pour ces femmes.
L’éditorialiste donne comme exemple un cas qui changera peut-être le cours des choses, celui d’un multimillionnaire québécois, dont le nom n’a pas encore été dévoilé, et de sa jeune conjointe de fait. Après avoir eu trois enfants ensemble, le couple se laisse. Si l’homme accepte de payer une pension pour ses enfants, il refuse de donner quoi que ce soit à son ex-conjointe qui n’a aucun revenu autonome et qui n’a aucun réseau ici puisqu’elle vient de l’étranger. La cause sera portée devant la Cour supérieure l’an prochain et soulèvera sans aucun doute bien des débats sur le statut des conjoints de fait au Québec. Surtout que dans certaines provinces canadiennes la situation diffère. En Ontario par exemple, après trois ans de cohabitation ou après avoir eu un enfant, les conjoints de fait peuvent réclamer une pension alimentaire pour eux-mêmes.
Après qu’elle ait répondu à plusieurs questions du public, Janet Bagnall a reçu en guise de remerciements du pain et des roses. Clin d’œil astucieux à la grève des travailleuses du textile en 1912, qui a donné naissance à la chanson emblème « Du pain et des roses ». Marchons mes sœurs, marchons…

[ Ariane Lafrenière ]




Accueil | Westmount | Côte-des-neiges Notre-Dame-de-Grâce | Annuaire
Copyright © Tout droits réservés 2007. www.lesactualites.ca