Lundi 25 mars 2019  
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COURRIER DES LECTEURS



Des vélos comme décoration ?
Publié dans l'édition du 1er octobre 2008
Par René le Clère
 
Photo René le Clère
Cette photo a été prise le 4 septembre, en fin d’après-midi.
Cette journée-là il faisait chaud, même très chaud, et j’ai voulu aller siroter un café à une terrasse, au pied de mon immeuble d’appartements. En sortant de chez moi, sur le trottoir, un vélo barrait carrément le passage. Une bicyclette. Encore une bicyclette. Toujours des bicyclettes !
Et là, en jetant un coup d’œil panoramique, je découvre qu’à chaque (ou presque) lampadaire, borne d’incendie, parcomètre, tube de métal planté dans le sol et servant de poteau indicateur, clôture entourant une terrasse, est cadenassée une bicyclette !
En cinq minutes de promenade, sur l’avenue Claremont, autant sur le territoire du quartier de N.D.G. que sur celui de la ville de Westmount, la situation est la même. À la même heure, dans l’après-midi, le même jour, sur une longueur de 380 pas d’hommes, j’ai trouvé des dizaines de bicyclettes, les unes attachées depuis longtemps et dans un état de rouille telle que la bicyclette est actuellement inutilisable.
N’y a-t-il donc pas de règlements municipaux contre cet abus de stationnement qui nuit à la bonne circulation des citoyens et qui rend dangereux le bon usage des trottoirs ? N’y a-t-il donc pas de règlements municipaux contre ce genre d’atteinte à l’esthétique de l’environnement ?
Lorsque j’ai déménagé dans Westmount, en 1971, les trottoirs étaient des trottoirs, pas des trottoirs-fourre-tout. « Un trottoir est la partie surélevée par rapport à la chaussée dans une voie de circulation, située en général le long des maisons et réservée à la circulation des piétons. » Si les piétons ne peuvent plus circuler sur ces parties surélevées, alors ces parties ne sont plus des trottoirs…
Bref, ces bicyclettes, vont-elles rester là éternellement ? J’ai aussi vu, durant l’hiver, des grappes de bicyclettes recouvertes par des montagnes de neige. À la fonte de celle-ci, les bicyclettes n’étaient plus bonnes qu’à prendre le chemin de la ferraille. Mais le chemin de quel ferrailleur ?
Parfois, des voleurs viennent aussi s’alimenter en roue, selle de cuir, garde-boue, chaîne, et je ne sais quoi encore. Si, même un guidon ! Parfois, on ne trouve plus sur place qu’une grosse chaîne, genre amarrage de porte-avions, sans trace de la bicyclette…
Ne peut-on donc pas dresser de procès-verbaux contre les délinquants ? À Westmount, toute bicyclette appartenant à un résidant doit, théoriquement, avoir un permis, aux frais de 5 dollars, délivré par l’Hôtel de Ville. Ce permis expire le 30 avril de chaque année. Qu’on se le dise.
Des vélos, partout, sur les trottoirs ? Non ! Par contre, je ne voix pas d’obstacle à les accrocher aux cimaises du Musée d’art contemporain de Montréal, pour une rétrospective de l’histoire de la bicyclette à travers les âges.




Piscine–aréna : touchons du bois!
Publié dans l'édition du 4 septembre 2008
Luc Rivest, membre de l’organisation «Projet ville en santé Westmount»
La Ville de Westmount vient d’accorder un premier contrat dans ce projet, pour les spécifications préliminaires. Espérons qu’on étudiera sérieusement la possibilité de construire les nouveaux bâtiments en bois, ou principalement en bois. Dans le cadre d’une exploitation bien gérée, le bois est une ressource renouvelable dont le Québec dispose en abondance, mais qui est sous-estimée, particulièrement dans le secteur institutionnel.
Avec le bois de nos forêts, on peut faire beaucoup plus et mieux que de simples colombages pour la construction résidentielle. Pour s’en convaincre, il suffit de visiter le centre sportif Bois de Boulogne, à Laval, complété en 2005, ou la gare intermodale, à Saint-Jérôme, complétée en 2004, ou le pavillon Kruger, à l’Université Laval, à Québec, complété en 2005 [http://tinyurl.com/3-exemples ou, au long, http://www.mrn.gouv.qc.ca/forets/plus-que-du-bois/2006-07/construction.asp]. J’ai visité ces trois bâtiments, et ils sont magnifiques, chacun dans son style, avec toute la chaleur du bois. Le dernier exemple est d’ailleurs un pavillon d’enseignement et de recherche en génie du bois, dont l’administration et les chercheurs seraient tout disposés à collaborer au projet.
Au point de vue économique, le bois aurait des avantages importants, pour la Ville comme pour la province. D’abord, il coûterait moins que l’acier, selon l’expérience du complexe Bois-de-Boulogne. Ensuite, sa culture et sa récolte génèrent des emplois en forêt, dans les régions, et sa deuxième transformation ajoute des emplois en usine et dans les bureaux de design. Finalement, à plus long terme, comme le bois ouvré n’est pas sujet aux taxes à l’importation imposées par les États-Unis, le développement d’une expertise dans ce domaine est de nature à contribuer positivement à notre balance commerciale.
Au point de vue du développement durable, la construction en bois présente des avantages tout aussi impressionnants, sinon plus : matériau non polluant, non toxique, renouvelable et/ou recyclé, produit localement, stockant le carbone atmosphérique, etc.
Finalement, j’ajouterais qu’un tel projet pourrait aussi contribuer très favorablement à l’image de la Ville dans le reste de la province et du pays, aussi bien pour l’aspect écologique que pour l’aspect support à l’industrie locale.
En résumé : un bâtiment non seulement fonctionnel, mais inspirant, qui respecterait les principes du développement durable sans nécessairement coûter plus à moyen ou long terme, et mettrait en valeur la ville de Westmount, avec les ressources et l’industrie d’ici! Ça vaut la peine d’y penser sérieusement, non?




Des chiens, encore des chiens et toujours des chiens à Westmount !
Publié dans l'édition du 21 mai 2008
Par René le Clère
Westmountais depuis 1971

 
Photo René le Clère
M. Le Clère en a assez des chiens laissés seuls qui aboient sans arrêt.
Que diriez-vous d’être (trop) souvent réveillé le matin de bonne heure par les aboiements d’un chien ou de plusieurs chiens ?
C’est pourtant ce qui arrive dès potron-minet, au coin de la rue Sherbrooke et de l’avenue Claremont, dans Westmount. La ville de Westmount compte, d’après l’administration publique, un peu plus de 950 chiens enregistrés. Cela fait 1 chien par 22 habitants ! Qui dit mieux ? Il suffit de siroter un café à une terrasse pour voir le pullulement de ces animaux.
Certains chiens sont disciplinés. Ceux-là, personne ne les remarque. Bravo. Mais avec la présence des restos de bouffe rapide, surtout de McDonald's, des consommateurs viennent prendre leur petit-déjeuner et lire leur journal, attachant par la laisse leur chien à un lampadaire, un parcomètre, un arbre. Du trottoir, le chien perd de vue son maître et s’en donne à cœur joie en… aboyant !
Ce n’est pas seulement moi mais surtout des centaines de personnes des environs que le ou les chiens agacent : personnes âgées, malades, enfants. Notre rythme de vie ne peut quand même être réglé par un cabot qui donne de la voix ! Plusieurs fois, exaspéré, après un certain temps de tolérance, j’ai dû appeler la Sécurité publique de Westmount afin qu’elle vienne mettre un peu d’ordre dans ce désordre. Et elle vint, rapidement verbaliser. Une fois ça passe, deux fois ça lasse, plusieurs fois ça casse !
Jadis, ce coin était une oasis de paix. Actuellement, cet endroit s’est tristement métamorphosé en un asile à ciel ouvert pour plus de deux douzaines de personnes confuses et aussi de nombreux indigents qui importunent sans cesse les piétons. NON. Personne n’est obligé d’avoir à subir les ouafs ouafs caverneux d’un chien.
Pitié. Que les propriétaires fassent cesser d’aboyer leur quadrupède poilu. Je dois souvent jouer le rôle de gardien de la paix publique – sans badge, et sans avoir à émarger au budget de la ville de Westmount ! Si le chien veut rester le meilleur ami de l’homme, il faut lui apprendre les bonnes manières, celles de la ville. Et les bonnes manières des chiens sont enseignées par des personnes qui ont elles-mêmes de bonnes manières.




Le conseil municipal en ligne
Le 9 mars 2008
Patrick Barnard
Un résident de Westmount, monsieur Patrick Barnard, nous a récemment demandé pourquoi il ne trouvait plus les enregistrements du conseil municipal sur notre site internet (www.lesactualites.ca) comme ce fut le cas pour toute l’année 2007.
Nous lui avons expliqué que nous avons dû cesser en novembre dernier, de les diffuser, à la demande formelle de monsieur Bruce Saint-Louis, alors directeur général de la municipalité qui affirmait-il avait reçu plusieurs plaintes de citoyens, mécontents de retrouver l’enregistrement de leur intervention sur notre site internet.
Selon monsieur Saint-Louis, Westmount avait l’intention de diffuser les séances du conseil municipal sur son site.
Suite à cette réponse par courriel, monsieur Patrick Barnard nous a répondu ceci :


Cher Monsieur,

Merci pour votre réponse. Franchement, je suis étonné, comme ancien journaliste d’apprendre que la Ville de Westmount a pris une telle décision. Quand j’en ai parlé avec Éric Clément de La Presse (il a écrit dernièrement au sujet du parc Westmount) j’ai dit que je trouvais la situation bizarre. Je ne m’explique pas cette décision, j’assistais récemment à une présentation de Monsieur Saint Louis devant l’Association municipale de Westmount quand il a parlé du désir de la ville de diffuser des enregistrements audiophoniques sur son propre site.

«Pourquoi refuser le droit aux gens d’Actualités de faire la même chose? Sauf que la ville, au nom de la transparence, veut faire absolument le contraire, en exerçant un monopole d’enregistrement» J’étais journaliste de radio. Si on contrôle l’enregistrement, on contrôle le montage.

En tout cas, j’ai demandé un enregistrement pour l’audio de la réunion de conseil le 11 décembre. J’ai pris pas mal de notes ce soir là pour ce que je voudrais écrire mais votre audio, un service que j’ai toujours apprécié, serait fantastique! Je vais faire un petit reportage ce printemps




Consultation publique :
un processus vici ?

Montréal en juin 2006
Henry Olders,prsident de l'Association municipale de Westmount
Le 16 mai dernier, la Ville de Westmount tenait une réunion de consultation publique afin de discuter du projet de la Ville concernant l’installation d’une surface de gazon artificiel sur le terrain de jeux situé dans la partie inférieure du parc Westmount. La salle Victoria était comble pour cette réunion qui dura plus de trois heures, une indication de l’intensité des oppositions suscitées par le projet de la Ville. Le conseil d’administration de l’Association municipale de Westmount (AMW) ne s’est pas prononcé sur le sujet. Toutefois, nous sommes très inquiets que le processus décisionnel suivi par la Ville donne l’impression d’être sérieusement vicié. Cela en fait donc une question de bonne gouvernance. L’un des problèmes conceptuel et pratique concernant la proposition de la ville pour le terrain de soccer est que celle-ci ne cible que la partie des terrains de jeux du parc Westmount située au sud de la piste cyclable. L’explication semble être que notre programme de soccer n’utilise que ce terrain et ne peut qu’utiliser ce terrain dans l’avenir. Inexplicablement, les trois options présentées par la Ville semblent prendre pour acquis que le terrain de jeux principal situé au nord de la piste cyclable ne serait plus disponible pour accommoder le sport organisé. Cela ne fait aucun sens s’il existe un manque de terrains. De plus, fermer ce terrain principal augmentera l’utilisation de la partie sud des terrains de jeux. Selon ce scénario, la seule option apparaît être l’installation de gazon artificiel sur au moins la moitié de l’espace disponible. Cela aurait pu être acceptable hormis le fait que de nombreux citoyens sont dramatiquement opposés à la solution du gazon artificiel. Étant donné ce jeu de circonstance, la Ville se doit de considérer l’amplification du processus de résolution de problèmes. Les étapes sont : 1) définir clairement le problème à résoudre; 2) identifier le plus grand nombre possible de solutions durables; 3) éliminer les solutions non faisables; et 4) analyser les solutions faisables restantes afin de les ranger en ordre de priorités quant aux coûts initiaux ainsi que ceux d’opération, la durée de vie du champ, la sécurité, la santé, l’impact environnemental, l’esthétique, l’impact sur les autres programmes de la Ville, et les préférences et priorités des citoyens. Un exercice de brassage d’idées au sein de l’AMW a pointé vers des pistes de solutions possibles. Par exemple, le campus Glen du CHUM pourrait être utilisé; les campus de Marianopolis ou de Dawson aussi; l’utilisation de clôtures temporaires afin d’utiliser tous les terrains de jeux de Westmount à tour de rôle; améliorations des terrains existants (drainage, irrigation, nouvelles espèces de gazon) incluant le grand champ adjacent à l’avenue Melville; louer, louer à bail ou acheter des terrains de jeux des municipalités adjacentes; louer ou acheter des terrains dans des municipalités adjacentes pour la construction de terrains de jeux; convertir d’autres terrains (p. ex. courts de tennis) en des terrains de soccer; fermer une partie de Park Place pour en faire des aires de jeux ou pour des terrains de jeux scolaires; enfin, convertir la partie fermée d’Academy Road en terrain de jeux ou en terrain de jeux scolaire. Si les planificateurs municipaux suivent un processus compréhensif de résolution de problème qui est bien documenté, la solution s’y en dégageant jouirait sans doute d’un appui répandu. Si la Ville continue dans la direction présente, donnant l’impression d’avoir déjà décidé que le gazon artificiel est la seule solution raisonnable, nous anticipons que l’opposition au projet continuera, déchirant la Ville en deux camps. Personne n’est gagnant dans ce scénario.



Une construction indésirable sur la montagne
Montréal en fvrier 2006
Jean-Philippe et Janet Aubert-Weinroth
Les auteurs résident sur le chemin de la Côte-Saint-Antoine

Le chemin de la Côte-Saint-Antoine est la plus vieille voie de Westmount et remonte même aux Amérindiens. Notre maison y a été construite en 1873, soit avant même l'existence légale du village qui devait devenir Westmount. Ses qualités architecturales et patrimoniales la classent dans la catégorie I, soit « à protéger ». Depuis 1978, nous y avons été très heureux : jardins à l'arrière, arbres et verdure tout à l'entour, une vue panoramique de huit fenêtres sur le magnifique parc Murray. Tout indiquait que nous pourrions y finir notre vie de septuagénaires dans la paix.
En novembre 2005, quelqu’un achète la propriété mitoyenne, située au 310 de la Côte-Saint-Antoine. Celle-ci comporte une maison en bon état (selon la ville) et construite en 1960. Le nouveau propriétaire, qui n'y a jamais habité, demande aussitôt l'autorisation de la démolir et de la remplacer par un bâtiment démesuré, dont la superficie serait de près du double de celle de la nôtre. Résultat? Nous perdrions toute la vue sur le parc, remplacée par un mur de briques, et la lumière indirecte sans laquelle presque toutes nos chambres seraient obscurcies. Le projet implique aussi la construction d'une allée et d'une zone de stationnement, longeant le bord de notre jardin et mettant fin à la paix de ce lieu inestimable.
Les sept voisins qui partagent cette zone verte avec nous étaient à nos côtés à la réunion du Comité de démolition du 14 décembre dernier : tous se sont vigoureusement opposés à cette intrusion, à la destruction de la plupart des arbres du lot, à ce qui semble n'être qu'une opération spéculative ne respectant en rien la valeur et les traditions de notre ville.
Comme nous n'avons pas jusqu'à maintenant obtenu satisfaction malgré nos protestations, nous continuons à nous battre de toutes nos forces quel que soit notre âge. Nous allons faire appel devant le Conseil de Ville, avec le soutien de nos voisins. Un tel événement pourrait menacer n'importe qui, toute la communauté est concernée.
Aussi, nous avons lancé une pétition exprimant notre opposition à ce type de menace, à l'insuffisance de protection de la part de la ville. Si vous désirez exprimer votre soutien ou signer notre pétition, contactez-nous: jjpaubwein@sympatico.ca


NDLR : Précisions
• 22 janvier 2007 : Le comité de démolition de la Ville de Westmount, dont sont membres les conseillers Patrick Martin, Nicole Forbes et Cynthia Lulham, autorise à l’unanimité la démolition de la maison unifamiliale. Le couple Aubert-Weinroth a trente jours pour faire appel.

• 21 février 2007 : Le couple fait appel. Principale requête de M. et Mme Aubert-Weinroth : que la nouvelle maison construite soit de taille plus petite.

• 21 février 2007 : Dans une lettre adressée à la Direction de l’Environnement de la Ville de Westmount, le couple se dit préoccupé de l’éventuelle présence d’amiante dans les structures de l’immeuble voisin. Jean-Philippe et Janet Aubert-Weinroth demandent à la ville de faire une évaluation environnementale sur le site voisin pour s’assurer que la démolition future ne les expose pas à des rejets toxiques.    [ Alexandra Viau ]





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