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Code d’éthique
Peter McQueen se défend
Article mis en ligne le jeudi 15 novembre 2012

Le conseiller du district de NDG Peter McQueen se distance fermement des allégations d’ingérence formulées contre lui par Cinéma NDG comme suite au processus appel d’offres remporté par le groupe pour revitaliser l’ancien théâtre Empress.

Il faut dire que la dissension entre le seul conseiller de Projet Montréal et des élus d’Union Montréal s’est intensifiée ces dernières semaines.

En octobre, Cinéma NDG a déposé une plainte à l’endroit de M. McQueen au ministère des Affaires municipales, Région et Occupation du territoire (MAMROT), alléguant que M. McQueen aurait violé plusieurs articles du Code d’éthique des élus municipaux.

En entrevue aux Actualités le 11 octobre dernier, Marvin Rotrand avait affirmé que «l’opinion du Service du contentieux de la Ville de Montréal est que Peter McQueen a violé quatre différents articles du Code d’éthique».

«Ceci est complètement faux», a réagi Peter McQueen, qualifiant ces propos de «commentaires négatifs» n’ayant pas lieu d’être attribués au Service du contentieux de la Ville de Montréal, mais à ses adversaires politiques.

Il a tenu à rappeler que ces allégations ont été soulevées dans le contexte des scandales révélés par la commission Charbonneau qui écorchent le parti au pouvoir, Union Montréal. «L’effet donne l’impression que je suis dans un problème éthique majeur, ce qui est ridicule dans le contexte actuel de la ville et de son maire», a-t-il écrit en évoquant l’idée que le maire Michael Applebaum aurait «pu induire le journal en erreur sur la position du contentieux de la Ville».

«C’est le contentieux de la Ville qui défend Peter», a ajouté son attachée politique, Sujata Dey, dans un courriel au journal le 2 novembre dernier.

Le 11 octobre dernier, Elaine Ethier, membre du groupe Cinéma NDG, avait employé les mêmes propos que M. Rotrand. «Le Contentieux de la Ville de Montréal est d’avis qu’il a enfreint les règles», a-t-elle dit. La plainte du groupe a été soumise au MAMROT en se basant, précise-t-elle, sur une lettre envoyée par le Greffe de l’arrondissement expliquant comment procéder, et disponible seulement par demande sous l’accès à l’information.

Appelé pour éclaircir la question, le Service du contentieux de la Ville a répondu que «Le Service du contentieux ne rend pas d’avis sur de possibles manquements au Code d’éthique des élus de la municipalité. Il appartient à la Commission municipale du Québec de déterminer si un élu a enfreint le code. Ainsi, une personne qui a des motifs de croire qu’un élu a contrevenu au code doit présenter une demande au ministre conformément à la Loi sur l’éthique et la déontologie en matière municipale», a confirmé Gonzalo Nunez, relationniste aux Affaires publiques en citant Me Benoît Dagenais, avocat principal de la Ville.

Rappelons que la Commission municipale a 60 jours ouvrables pour rendre une décision une fois qu’une plainte est jugée recevable. La décision sera publiée sur son site Internet.

De la poudre aux yeux
Peter McQueen demeure convaincu de n’avoir pas agi de mauvaise foi dans le dossier du Cinéma NDG, et d’avoir fait «des démarches de bonne foi et de façon transparente afin de bonifier le projet pour inclure de l’espace pour les groupes communautaires.»

Le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, a déclaré lorsque la plainte a été envoyée au MAMROT, que ce n’est qu’une «diversion pour faire oublier le financement occulte d’Union Montréal». Il interprète ainsi les agissements du conseiller de Notre-Dame-de-Grâce: «Peter McQueen est accusé d’avoir fait preuve de trop de transparence avec le public. Ça prouve à quel point ils ne savent pas ce que veut dire le mot intégrité.»

[ Marie Cicchini ]

redaction@lesactualites.ca





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