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Plusieurs facultés poursuivent la grève
Article mis en ligne le jeudi 23 août 2012

 
Photo: Marie Cicchini

Valentine Usongo croit que c’est au congrès de la rentrée qu’un nouveau porte-parole de la CLASSE pourrait être élu pour remplacer Gabriel Nadeau-Dubois.

Alors que la CLASSE participe à ce qu’elle qualifie de « la plus grande marche de l’histoire du Québec  », à Montréal et se dirige vers son congrès le 25 août prochain dans le contexte d’une élection provinciale, c’est le retour en classe imposé par la Loi 78 pour la plupart des départements en grève de l’Université de Montréal le 27 août.

À l’Université de Montréal, 2729 étudiants des associations ont voté la poursuite de la grève depuis le déclenchement des élections. Les étudiants du département de service social sont en grève illimitée avec assemblée de reconduction le 7 septembre et les départements d’anthropologie (premier cycle), d’histoire de l’art (premier cycle), de musique, d’histoire (cycles supérieurs), de littérature comparée, de philosophie et d’études est-asiatiques ont voté pour la poursuite de la grève illimitée.

La CLASSE n’est pas tenue de remplacer Gabriel Nadeau-Dubois. Par contre, elle privilégie la présence d’hommes et de femmes parmi ses porte-paroles. « Pour l’instant, aucun homme ne souhaite se présenter », a affirmé la porte-parole Camille Robert.

La CLASSE traverse un contexte particulièrement difficile pour les cégépiens, a affirmé la coporte-parole Camille Robert en entrevue.

En ce moment, beaucoup d’élèves se retrouvent dans une grande précarité financière relative depuis que le gouvernement a coupé les prêts et bourses jusqu’au déclenchement de la session, ce qui met beaucoup de pression sur les étudiants au début de la session, selon elle. De plus, ceux qui voudraient faire du piquetage pour faire respecter les mandats de grève s’exposent à des amendes sévères prévues par la loi 12.

« Au niveau universitaire, tous les votes de grève passent, donc le mot d’ordre est beaucoup plus clair, mais la situation est beaucoup moins difficile qu’aux cégeps », a-t-elle confié aux Actualités.

« Peu importe le parti qui sera élu le 4 septembre, ça ne réglera pas la crise étudiante. La hausse des frais de scolarité s’applique ainsi que la
loi 12. Pour nous, ce sera quelque chose d’important à régler lorsqu’un parti politique sera élu », a-t-elle ajouté. La grève se poursuivra jusqu’à ce que toutes les revendications soient atteintes.

Valentine Usongo, un étudiant en microbiologie et immunologie à l’UdeM, s’est tenu à l’écart des manifestations. « Je suis d’accord à 100 % avec le droit de manifester des étudiants. Mais le point sur lequel je n’étais pas d’accord, c’est de bloquer l’accès avec violence », a dit l’étudiant canadien. Si on tient un vote de grève, les étudiants qui veulent entrer en classe doivent aussi avoir la liberté de le faire. Ce qui m’a énervé, c’est qu’ils étaient bloqués, même les étudiants venus d’autres pays du monde qui paient cher leur session. »

[ Marie Cicchini ]

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