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Parcelles de l’hippodrome à vendre
Article mis en ligne le jeudi 5 avril 2012

Un promoteur a offert d’acheter un des terrains de l’hippodrome de Montréal pour 25 M $, mais l’offre a été rejetée par le gouvernement.

Interrogé par un journaliste lors de l’annonce sur l’entente de principe intervenue entre la Ville de Montréal et le gouvernement le 23 mars dernier, Raymond Bachand a répondu qu’un partenariat avec la Ville pour développer le terrain présentait une meilleure solution.

La Ville de Montréal veut diviser les terrains de l’hippodrome en construisant ce qu’elle surnomme « une ville dans la ville », et leur donner différentes vocations afin de maximiser ses rendements sur ses investissements.

Voilà un an, le gouvernement a fait appel à un courtier pour sonder le marché ailleurs dans le monde. Conclusion : les agents immobiliers s’enrichissent en achetant de grands terrains. Ils commencent par en développer une partie pour augmenter sa valeur. Le second morceau de terrain se vend plus cher, le troisième encore plus cher, et ainsi de suite. Le dernier, en 2025, pourrait rapporter des millions de dollars, a expliqué le ministre des Finances.

« Si on le vend aujourd’hui, je crois qu’on recevra moins de valeur pour notre argent à long terme que si on est partenaire avec la Ville de Montréal », a-t-il expliqué. Par ailleurs, il a indiqué que cela permet à la Ville de faire le développement immobilier, ce qui relève de la responsabilité de la municipalité.

Par ailleurs, le terrain ne pouvait pas se vendre au prix fort puisque le changement de zonage n’est pas fait et qu’il faudrait quelques années avant que le promoteur sache le type de construction permise sur ce terrain.

Rappelons que le gouvernement de Pierre Bourque, en 1997, avait fini par vendre les terrains de l’hippodrome au gouvernement pour 15 M $. Les contribuables ont payé 50 M $ en coûts divers jusqu’à présent. Ce coût pourrait atteindre les 60 M $ lorsque tous les coûts auront été calculés, incluant les coûts de liquidation.

Raymond Bachand précise que le gouvernement ne le cède pas gratuitement à la Ville. Petite nuance  : La Ville n’aura pas à acheter les terrains de l’hippodrome, ni à faire des emprunts pour les acheter. Selon l’entente conclue, le gouvernement et la Ville partageront les revenus de la vente à parts égales jusqu’en 2025.

Ainsi, la valeur réelle de vente des terrains ne sera pas connue avant cette date.

Michael Applebaum a expliqué le principe selon lequel un grand terrain divisé et vendu par morceaux rejoint un plus grand bassin d’acheteurs potentiels puisqu’il y a une plus grande demande pour ces terrains sur le marché. Il précise que cette entente serait donc la façon de générer le plus de revenus.

De plus, le zonage fera partie du plan directeur. Ainsi, l’acheteur connaîtra la vision de la Ville, il saura quel type de projet peut se construire et pourra déterminer les profits potentiels.

[ Marie Cicchini ]

redaction@lesactualites.ca





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