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Gino Dubé
Une nouvelle direction au PDQ 26
Article mis en ligne le jeudi 8 mars 2012

 
Photo: Marie Cicchini

L’inspecteur et chef Gino Dubé, l’agent sociocommunautaire Elizabeth Kraska, et la conseillère en concertation sociale Gisèle Moluh

Le poste de police 26 a un nouveau chef, l’inspecteur Gino Dubé. Depuis novembre dernier, il assure la succession dans le deuxième plus grand poste de quartier de Montréal. Entrevue.

Soulignons que l’inspecteur Dubé est devenu commandant en 2004. Il a une bonne expérience dans les opérations, mais aussi dans la gestion de divers services d’ordre et manifestations publiques. Dans les années 1990, il a patrouillé entre autres dans les districts de Côte-des-Neiges et de Notre-Dame-de-Grâce.

Marie Cicchini : Pourquoi le titre de « commandant » a-t-il disparu?
Inspecteur Gino Dubé : L’organisation a changé. Les plus grandes unités du Service de police de Montréal n’ont plus de commandants, mais des inspecteurs. L’inspectrice Simonetta Barth, l’ancienne commandante, dirige maintenant l’implantation du nouveau système informatisé pour les rapports, les plaintes et les accusations portées par les agents.

MC : Qu’est-ce qui vous a amené au PDQ 26?
GD : Il y a trois ans, j’avais manifesté de l’intérêt pour venir ici. Cela a fait partie de mon cheminement. Avant ma promotion d’inspecteur et de chef du PDQ 26, j’avais été commandant au PDQ 6 (Saint-Laurent), au PDQ 20 (Ville-Marie-Centre-Ville), à la section du développement des affaires et du développement international et au PDQ 49 (Pointe-Aux-Trembles-Montréal Est).

MC : Qu’est-ce qui demande le plus de services de police?
GD : Les brigadiers scolaires. Le volume de réponses. Les appels de bruit, d’impolitesse, de violence conjugale, de sécurité routière. Il y a un grand flot de circulation provenant de l’autoroute Décarie et sept stations de métro. En plus des 100 000 résidents, il y a une forte population flottante. Sans oublier l’expansion immobilière dans certains secteurs qui apportera une population avec sa propre perception de la sécurité.

MC : Quels sont les enjeux de ce territoire?
GD : La politique de profilage racial, mais nos 122 policiers l’ont déjà acquise. Nous commençons la seconde phase du Projet d’imprégnation communautaire (PIC) instauré par l’ancienne commandante et Gisèle Moluh. Le rôle de la conseillère en concertation civile, Mme Moluh, dans ce quartier multiethnique fait partie des grands pas réalisés au PDQ au cours des dernières années. Le PIC a démystifié la perception que nos policiers ont des intervenants sociaux et des organismes. Si l’on nous demande de participer au comité de lutte contre le profilage racial avec le Service de police de Montréal, la Ville centre et la Société de transport de Montréal, nous participerons.

Il y a aussi ce qu’on appelait des « gangs de rue ». C’est un terme galvaudé. Ce n’est pas parce qu’il y a 10 jeunes à côté d’un dépanneur à Repentigny que les gens appellent la police, alors qu’ici, s’il y a cinq jeunes immigrés venus d’Amérique latine avec cinq jeunes de race noire, les gens ont peur et nous appellent. Mais il n’y a plus de « gangs de rue ». Par le passé, les jeunes n’avaient pas d’endroits pour faire des activités et ils se rencontraient à l’extérieur.

En 1991, la guerre des territoires de stupéfiants sévissait entre Côte-des-Neiges et Notre-Dame-de-Grâce. Beaucoup d’événements impliquaient des armes à feu. Mais les techniques de vente de stupéfiants se sont raffinées. C’est très différent. Nous avons changé de décennie et de portrait. Montréal est une ville sécuritaire. D’un bout à l’autre de l’île, au niveau des homicides, des crimes violents, elle est en bas de la liste. Il y a beaucoup de policiers au PDQ 26 et on accroit leur visibilité. Le projet de patrouilleurs à pied s’intensifiera cet été sur l’avenue Victoria et dans les parcs.

Nous avons des préoccupations pour la sécurité routière et le contrôle de la vitesse dans les zones scolaires. Au fil des ans, les automobilistes se sont beaucoup disciplinés. Les efforts des policiers ont porté des fruits, mais il ne faut pas s’arrêter. Dans les zones les plus problématiques, on a installé un radar photo et on a posté des agents de quartier en sécurité routière près des intersections où les blocages sont fréquents.

[ Marie Cicchini ]

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