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« Non à la violence faite aux femmes »
Article mis en ligne le jeudi 15 décembre 2011

 
Photo gracieuseté de Femmes du monde à Côte-des-Neiges

La place du 6 décembre sur le chemin Queen-Mary

À l’anniversaire de la tuerie de l’École Polytechnique de Montréal, le 6 décembre dernier, l’organisme Femmes du monde à Côte-des-Neiges a tenu comme chaque année à honorer la mémoire des 14 victimes de l’assassinat, toutes des femmes.

Une soixantaine de femmes de plus d’une vingtaine de pays différents ainsi que la conseillère du district de Côte-des-Neiges et responsable de la Condition féminine à la Ville de Montréal, Helen Fotopulos, ont participé à un théâtre forum organisé par l’organisme pour trouver des solutions à la violence faite aux femmes dans leur quotidien : viol, harcèlement sexuel, inceste, violence conjugale et meurtre.

Leur voix se veut d’autant plus ferme, 22 ans plus tard, que le gouvernement du Canada est en voie d’adopter un projet de loi qui élimine le registre des armes à feu et détruit toutes ses données.

Le projet de loi C-19 devrait passer au vote en troisième lecture avant Noël et s’il passe, toute province qui, comme le Québec, veut prendre la relève devra recommencer à zéro si elle veut se doter d’un registre.

Helen Fotopulos a donc réaffirmé le besoin de maintenir le registre, tel qu’exprimé par la Ville de Montréal et la province du Québec. À Montréal, des armes à feu ont encore servi à perpétrer des tueries au Collège Dawson en 2006 et à l’université Concordia en 1992.

« Que ce soit harcèlement en milieu de travail ou discrimination, contrôle familial sur les jeunes femmes ou violence conjugale, toutes ces formes de violence restent encore trop présentes dans notre société. En effet, au Québec, encore une femme sur cinq est victime de violence », décrie avec consternation Femmes du monde.

Les participantes ont proposé quelques solutions communes pour briser l’isolement des victimes : être à l’écoute d’une femme qui vit de la violence, la soutenir, en parler dans son entourage et s’unir pour être plus fortes.

Après cette commémoration annuelle financée par le ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles du Québec, les participantes et une trentaine de groupes communautaires ont distribué plus de 1300 rubans blancs dans le quartier de Côte-des-Neiges.

À l’École Polytechnique, une gerbe de roses blanches a été déposée près de la plaque commémorative située devant l’établissement, des manifestations ont eu lieu à Ottawa et Montréal et des commémorations ont eu lieu dans tout le pays.

Pour sa part, le ministre responsable de la région de Montréal et ministre des Finances, Raymond Bachand, a fait une déclaration à l’Assemblée nationale pour commémorer le massacre de l’École polytechnique, et a lu notamment la motion qu’il avait déposée en 1989.

Le premier ministre Stephen Harper fait nul signe de revenir sur sa décision d’abolir le registre, mais a affirmé, dans un communiqué, que le gouvernement doit continuer à faire tout son possible pour éviter qu’une autre tragédie ne se reproduise et protéger les plus vulnérables de la société.

[ Marie Cicchini ]

redaction@lesactualites.ca





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