Lundi 11 novembre 2019  
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Éducation universitaire
Moins d’argent de l’État dans les prêts et bourses?
Article mis en ligne le jeudi 3 novembre 2011

D’ici 2017, le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MÉLS) financera de moins en moins les prêts et bourses auxquels ont droit les étudiants universitaires, révèle une étude de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FÉUQ) publiée en octobre. Or, le MÉLS conteste ces calculs.

Selon le budget déposé par le ministre des Finances du Québec au printemps dernier, le budget annuel de l’Aide financière aux études (AFÉ) prévoit au moins 118 M$. Or, même si le budget de l’AFÉ a augmenté, la FÉUQ soutient que le gouvernement du Québec donne la facture aux étudiants par l’entremise de l’augmentation des droits de scolarité. Rappelons que les droits de scolarité passeront de 2068 $ à 3793 $ d’ici 2017.

Dans son étude, la FÉUQ soutient que des 118 M$, 2 M$ viendront du MÉLS. La FÉUQ prévoit qu’en 2017, la contribution de Québec ne sera qu’à 7,4 %. Pourtant, cette contribution était à 48 % en 2009-2010, ajoute la FÉUQ.

Léo Bureau-Blouin et Stéfanie Tougas, respectivement président de la FÉCQ et secrétaire générale de la Fédération des associations étudiantes du campus de l’Université de Montréal (FAÉCUM), croient que le MÉLS « surestime » le soutien financier des parents envers les étudiants à l’université. « Le gouvernement québécois demande aux étudiants de s’entraider avec sa fausse bonification des fonds alloués aux prêts et bourses », dit Léo Bureau-Blouin.

Stéfanie Tougas ajoute même que le MÉLS se fourvoie en croyant qu’une très grande partie des étudiants se font aider par leurs parents pour fréquenter l’université. « Le MÉLS a certes relevé le plafond salarial pour l’accessibilité aux prêts et bourses chez les étudiants. De
30 000 $, ce plafond est maintenant à 35 000 $ par ménage. Or, il faut le mettre à 40 000 $. » Bref, la FAÉCUM croit que tous les étudiants universitaires du Québec devraient être admissibles aux prêts et bourses sans égard au revenu de leurs parents.

De plus, Mme Tougas et M. Bureau-Blouin affirment que Québec « détourne » des fonds à hauteur de 70 M$ du gouvernement fédéral destinés à l’éducation supérieure vers d’autres secteurs.

Un montant inexact
Contactée par Les Actualités CDN-NDG, Esther Chouinard, porte-parole de la MÉLS, a déclaré que la thèse voulant que la contribution gouvernementale aux prêts et bourses sera à 7,4 % « semble inexacte ». Mme Chouinard rétorque que la FÉUQ omet de mentionner que « les diverses sources de financement de l’Aide financière aux études auxquelles fait référence la FÉUQ, incluant le montant de compensation transféré par le gouvernement fédéral, proviennent essentiellement de contributions des Québécois (taxes, impôts, droits de scolarité) ».

De plus, Mme Chouinard rappelle l’annonce de Line Beauchamp, la ministre de l’Éducation du Québec, indiquant que « les personnes à faible revenu recevront une aide financière plus généreuse ».

[ Anh Khoi Do ]





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