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Le cénotaphe de NDG de nouveau vandalisé
Article mis en ligne le jeudi 6 octobre 2011

 
Photo: Marie Cicchini

Le sergent Jones estime que les tags sont une insulte à la mémoire des soldats et qu’ils ont été faits après le départ des artistes qui ont peint de belles images sur les camions.

Le cénotaphe du parc Notre-Dame-de-Grâce qui commémore les soldats morts à la Seconde Guerre mondiale et à la Guerre de Korée a de nouveau été tagué le 22 septembre dernier.

Trois vandales ont signé à la peinture en aérosol sur l’imposant socle en granite du côté qu’on ne voit pas de la rue Sherbrooke.

La tenue d’un concours de graffiti sur camions qui suscite bien de la controverse avait eu lieu dans le parc au cours de la journée à l’occasion du festival d’arts urbains de Prévention NDG.

Le conseiller du district, Peter McQueen, s’est dit attristé. « La dernière fois que le cénotaphe a été vandalisé, l’été dernier, j’ai reçu beaucoup de plaintes », dit-il en rappelant que c’est « notre seul et extrêmement populaire parc pour enfants dans l’est de NDG ».

Le 10 mai 2010, le Monument aux braves de NDG avait été entièrement défiguré. Deux mois plus tard, un jeune avait mis sa griffe, Blaze, sur un des panneaux à la disposition des adolescents lors d’une activité de graffiti légal. Son tag avait été reconnu, et il avait été pris sur le fait.

« Il n’y a pas un groupe qui est plus déçu que nous. Pendant 52 semaines par année, notre rôle c’est de toujours travailler avec les jeunes sur un mode de prévention. Je suis partie à 9 h, et Guillaume, notre muraliste, est parti à 23 h, et ce n’était pas là », affirme Terri Ste-Marie, directrice de Prévention NDG.

« Il y a beaucoup de vandalisme au niveau des graffitis, et ils n’ont aucun lien avec l’événement. C’est un problème qui persiste à NDG depuis longtemps  », affirme l’organisateur de l’événement, Marc Pagliarulo-Beauchemin.

Au moins 25 personnes de Prévention NDG étaient dans le parc tout au long de la journée. Cinq d’entre eux sont restés jusqu’à 23 h autour du bâtiment avec le camion, et n’ont vu rien d’anormal avant de quitter les lieux.

« Ça tombe comme ça, alors ça paraît mal, c’est ce que je trouve dangereux. Parce que si on lie cet événement au festival et qu’on fait en sorte qu’il n’a plus lieu, ce n’est vraiment pas bon pour la prévention du vandalisme dans NDG  », précise-t-il.

Selon lui, il n’y a aucune raison de présumer que quelqu’un voudrait nuire à leur cause. « Le problème, c’est que ceux qui font du vandalisme à NDG, c’est toujours les mêmes. C’est toujours trois ou quatre jeunes qui n’ont aucun lien avec le festival  », dit-il.

Brangwyn Jones, un soldat de la base militaire Valcartier, était de passage dans son quartier à Montréal, quand son ami, qui faisait son jogging dans le parc, lui a signalé le monument défiguré le 26 au matin. Il a appelé la police et l’arrondissement. « J’ai pris des photos et je vais les envoyer à la police. Mais je vous garantis que le SPVM au poste de quartier 11 sait c’est qui, mais il faut qu’il soit pris sur le fait», dit le sergent qui avait lui-même surpris le tagueur l’année dernière, et photographié ses 23 tags sur Sherbrooke.

Ce tag a été enlevé le matin du 27 septembre, et le coût du nettoyage a été estimé à 750 $. Le SPVM mène une enquête sur les auteurs. « Lorsque l’auteur d’un tag a été formellement identifié par la police, si l’on retrouve à nouveau sa signature ailleurs sur le domaine public, on lui envoie la facture pour couvrir les frais d’enlèvement », affirme Isabelle Lord, chargée de communications à l’arrondissement.

[ Marie Cicchini ]

redaction@lesactualites.ca





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