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La saga d’un trou d’homme
Article mis en ligne le jeudi 12 mai 2011

 
Photo: Marie Cicchini

Les travaux de routes et infrastructures aux frontières des villes seraient-ils négligés?

Une plaque d’égout qui faisait depuis des années des bruits de cahots infernaux sur l’artère commerciale et résidentielle densément peuplée, le chemin de la Côte Saint-Luc, pourrait enfin rendre pour longtemps la tranquillité aux riverains.

Le 6 mai dernier, la Ville de Montréal a enfin réparé l’ouverture dégradée du trou d’homme et remplacé la plaque de fonte défectueuse qui fermait cette ouverture d’égout dans la chaussée vieillissante.

Mais pour éliminer complètement la nuisance sonore causée par les véhicules qui cahotent dessus, il faut également remplacer le trou d’homme en entier. Selon la direction des Communications de l’arrondissement de Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce, l’échéancier de ces travaux est fixé au 20 mai au plus tard.

Ce serait la fin d’un triste chapitre de l’histoire de ce trou d’homme situé devant le 5365, chemin de la Côte Saint-Luc à l’intersection de l’avenue Melrose.

Il faut savoir que trois semaines plus tôt, la Ville avait appliqué en vain une couche de caoutchouc pour absorber ce bruit comme mesure temporaire. Elle n’a tenu que quelques jours.

Bien que des réparations aient visiblement été faites à maintes reprises au fil des ans, un résident de l’avenue Melrose, Yvan Doucet, raconte que la tranquillité relative entre ces intervalles était de courte à très courte durée. Il aurait sans doute fallu faire un suivi.

Tous les résidents rencontrés la semaine dernière affirment que depuis de nombreuses années, les cognements métalliques sur le béton ont résonné nuit et jour. M. Doucet dit qu’il peut entendre ce bruit dans un rayon allant jusqu’à l’avenue de Terrebonne, deux longs pâtés de maisons plus loin, quand il se promène dans son quartier.

M. Doucet, qui habite du côté montréalais, croit fermement que si le problème s’est perpétué, c’est surtout parce que l’artère de Côte Saint-Luc se situe à la frontière entre deux villes : Hampstead et Montréal. Il y a un autre trou d’homme bruyant tout près de là sur Côte Saint-Luc, à l’intersection de la rue Marcil. Quelle ville fait quoi, aux frontières? Les résidents sont peu éclairés, et on ne les aide pas.

Une compétence floue aux frontières

Le propriétaire de l’immeuble résidentiel situé au 5365, chemin de la Côte Saint-Luc, Gabriel Pariati, vient finalement d’apprendre que c’est donc la Ville de Montréal qui fait ces travaux de route et infrastructure. Comme il recevait des plaintes de ses locataires à propos de cette nuisance continuelle, il avait écrit récemment à la Ville de Hampstead et à la Ville de Côte Saint-Luc pour qu’elles fassent quelque chose. Dans leurs réponses datées d’avril dernier, elles ont nettement rejeté la responsabilité des réparations de ce trou d’homme l’une sur l’autre, a confié M. Pariati aux Actualités.

Il n’est pas le seul contribuable à chercher des réponses. Après s’être adressé en vain aux élus et aux fonctionnaires des villes concernées pour discuter d’une solution, M. Doucet se demande même à quel point les villes pourraient se lancer la balle.

Un trou d’homme n’est qu’un exemple, et l’enchevêtrement de compétences et de responsabilités municipales, voire provinciales, aux frontières pourrait nuire plus souvent qu’on le pense à la qualité des services que les Villes devraient donner équitablement à tous les citoyens.

M. Doucet est bien loin de critiquer l’intervention urgente de la Ville pour réparer des bris de conduite d’eau en série le mois dernier.

Cependant, la Ville n’a-t-elle pas retardé un menu service urgent qui était demandé une fois de plus pour préserver la qualité de vie d’un grand nombre de citoyens de tout âge?

[ Marie Cicchini ]





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