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La Soupe de l'espoir
Une leçon de solidarité
Article mis en ligne le jeudi 3 février 2011

 
Photo: Marie Cicchini
Schneider Augustin et sa fille Malia Augustin

Un an après le séisme du 12 janvier 2010 en Haïti, Kénold Moreau, Ph.D., était conférencier invité à la Soupe de l'espoir, une collecte de fonds organisée au profit d'un projet d'éducation qui a rassemblé plus de 100 convives de divers horizons.

À la demande de la table des agents de la pastorale sociale du diocèse de Montréal, du Centre communautaire de loisir de la Côte-des-Neiges et de l'association Rêves et Réalité. Il a fait un état des lieux de l'éducation en Haïti et de ses défis dans le cadre de la reconstruction puisque beaucoup de Canadiens sont intéressés dans le développement du système éducatif.

Actuellement conseiller technique et consultant international de la firme B.E.R.D à Côte-des-Neiges. Kénold Moreau est également un rescapé du séisme. il était dans sa maison quand celle-ci a été détruite le 12 janvier à 16 h 55. Il a perdu son institut, un bâtiment de quatre étages qui allait loger son université.

Le tremblement de terre a apporté des leçons au peuple, notamment la solidarité internationale, et il faut s'en inspirer. Il y a eu une mobilisation mondiale pour sauver des vies alors qu'il a fallu trois à quatre jours avant d'entendre le gouvernement de Haïti, a-t-il rappelé.

Un an après le séisme, il n'y a rien en Haïti. 800 000 enfants de 6 à 11 ans ne peuvent pas aller à l'école. Depuis 2006, le nombre oscillait entre 400 000 et 500 000. Le séisme a tué environ 3000 enfants, 120  professeurs et détruit 160 universités.

Il a suggéré les mesures à prendre en vue de reconstruire le pays. Pour y parvenir, il faut s'assurer de l'efficacité de l'éducation. Le développement des ressources humaines pourrait révolutionner ou renverser la situation de 200 000 emplois « crève-la-faim » dans un pays où les jeunes représentent plus de 60% de la population.

Il faut selon lui un système d'éducation inclusive et universelle. La constitution de 1997 fait obligation à l'état de prendre en charge l'éducation. Tous les enfants, les handicapés, les personnes en difficulté, les préscolaires et les enfants des pauvres doivent avoir accès gratuit à l'enseignement fondamental.

Chaque citoyen doit apprendre à assurer le développement intégral de sa personnalité, de ses capacités, de ses attitudes, de ses aptitudes et de son savoir. « On veut la reconstruction, par la corruption », a souligné le détenteur d'un doctorat en Éducation comparée et politiques de l'éducation.

Le plus important, c'est qu'Haïti arrive à se prendre en charge, c'est-à-dire que le pays se dote d'un système éducatif approprié et de qualité qui forme des gens pour le développement. Chacun doit faire sa part et être solidaire de ces efforts.

La Soupe de l'Espoir est une initiative qui consistait à offrir une soupe chaude en échange d'un don au profit d'un projet d'éducation de l'association Rêves et Réalité.

[Marie Cicchini ]





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