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Exposition
Des sculptures de Patrick Cady
à Côte-des-Neiges

Article mis en ligne le jeudi 16 décembre 2010

 
Photo Coutoisie
Patrick Cady

Après ses deux grandes expositions solo sur le thème du couple à Montréal et à Paris, Patrick Cady offre jusqu’à la fin de décembre un ensemble de sculptures sur le thème de la maternité.

Les œuvres de Cady suivent les traces de la sculpture inuite, où l’artiste a découvert une profonde parenté avec l’art roman. «On découvre les sculptures avec une lampe de poche, dans la pénombre le jour et dans le noir plus tard, mais c’est les sculptures elles-mêmes qui sont inédites, car en occident, jamais ou presque, on retrouve de telles femmes, enceintes ou sur le point d’accoucher, en plein travail, même voilées intégralement », fait remarquer son attaché de presse et adjoint à la galerie, Mohsen El Gharbi.

Patrick Cady exerce le métier de psychanalyste depuis 29 ans. Passionné de littérature québécoise, il a développé à côté de sa pratique d’analyste une activité de conseiller littéraire et il participe à la vie culturelle par des articles et des émissions de radio.

Le sculpteur ne sait pas d’avance ce qui va surgir du bloc de pierre. «Quand j’ai une pierre, j’ai besoin de dégager une tête. Une fois qu’il y a une première tête de dégagée, j’ai une vision, et je sais ce qui vient après », dit-il. Il croit ainsi reprendre le métier de son père, qui était médecin accoucheur. Le couple, ses accouplements, ses rencontres, ses échanges surgissent de la pierre qu’il sculpte lourdement de ses mains.

Le psychanalyste trouve également plusieurs points communs entre son métier et celui de sculpteur. Le psychanalyste aide aussi les gens à accoucher d’eux-mêmes, ironise-t-il. D’abord, dans les deux cas, il faut manier un ciseau. Le psychanalyste dégage peu à peu la forme, le sens du rêve, des pensées inconscientes et de la vie intérieure. S’il tape sur une blessure directement, il peut faire beaucoup de mal au lieu de faire du bien. Quand il fait une interprétation, il ne faut pas qu’il se trompe puisqu’il n’y a pas de marche arrière possible.

Le sculpteur doit aussi apprendre à y aller de biais, en enlevant petit à petit, tout en douceur. Même s’il faut donner de grands coups. C’est toujours très sensible parce que la plupart du temps, les pierres ont des fêlures. Ça réapprend une sorte de prudence. Ce sont mes mains qui pensent à ma place, et ça me repose terriblement », dit-il.

Cette exposition se veut un hommage à toutes les mères et à tous ceux qui travaillent dans le domaine de la maternité: sages-femmes, infirmières, puéricultrices, gynécologues, obstétriciens, pédopsychiatres, psychothérapeutes et psychanalystes recevant des mères avec leur bébé, sans oublier les pères qui ont à soutenir la maternité de leur compagne.

L’exposition se poursuit jusqu’au 31 décembre de 13 h à 19 h, 7 jours sur 7 et le jeudi jusqu’à 21 h au 5020, chemin de la Côte-des-Neiges (l’ancienne boutique Maman Kangourou) près de Queen-Mary.

[Marie Cicchini]





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