Mardi 12 novembre 2019  
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L’AQPA tend la main aux aphasiques
Article mis en ligne le jeudi 9 septembre 2010
 
Photo Marie Cicchini
De gauche à droite : Mylène Dion, coordonnatrice des bénévoles, Ingrid Wissink, adjointe administrative, Marjorie Dugas, intervenante psychosociale, Marie-Ève Jourdain, stagiaire, et Louise Bourbonnais, directrice de l’Association québécoise des personnes aphasiques.

Les personnes aphasiques peuvent socialiser et bénéficier d’un milieu de vie grâce aux services de l’AQPA.

L’Association québécoise des personnes aphasiques (AQPA) souhaite trouver le plus grand nombre possible de personnes aphasiques qui vivent dans l’isolement pour leur venir en aide tout en procurant écoute, support et répit à leurs proches.

Cette année, la nouvelle directrice générale, Louise Bourbonnais, a pris les rênes de l’AQPA qui était décapitée depuis la démission en 2009 de son directeur général et de son président. « Notre plus grande urgence maintenant est de trouver une travailleuse sociale. On n’a pas assez de gens pour trouver les familles et leur dire qu’on existe. Il faut que les familles nous appellent », dit-elle en toute connaissance de cause.

Une personne sur trois qui fait un accident cardio-vasculaire (ACV) est atteinte d’un trouble de la communication verbale : aphasie de Broca, aphasie de Wernicke et autres formes reconnues.

« Perdre les mots, c’est pas facile à comprendre »

L’aphasie est la perte totale ou partielle de la capacité de communiquer chez un individu qui avait, par le passé, un langage courant. Il faut savoir la reconnaître. Elle peut également toucher les capacités d’écrire, de calculer et même de comprendre un message écrit ou verbal. Un côté du corps est paralysé. Pourtant, la personne conserve toute son intelligence et ses connaissances.

«Les aphasiques ne peuvent pas parler, mais étrangement, ils peuvent chanter. Ici, ils s’exercent à parler, à chanter et peuvent faire du théâtre », fait-elle remarquer.

Quand un sujet rentre chez lui après la réadaptation, il faut initier tout son entourage. Souvent, il se replie sur lui-même et ses contacts avec ses proches se rompent un à un. Il faut lui montrer qu’il y a encore une vie pour lui, et il faut qu’il rencontre d’autres personnes qui vivent ce drame.

L’AQPA n’est ni un centre hospitalier ni un centre de réadaptation. L’association sans but lucratif a pour mission d’offrir à ces personnes isolées un lieu d’appartenance et du support dans le but de favoriser leur épanouissement et leur intégration sociale. Elle fait également du jumelage et organise des visites d’amitié. L’Institut de gériatrie de Montréal lui prête des locaux au 4565, chemin Queen-Mary, depuis nombre d’années.

Une monitrice ou une orthopédagogue leur propose principalement des activités de rééducation comme la lecture, l’écriture ou la conversation.

En tout, une centaine de personnes, par groupes francophones et anglophones, assistent aux divers ateliers de deux heures dans la langue qu’elles connaissent entre 9 h et 15 h. Elles profitent beaucoup de pauses de socialisation, très importantes pour leur rééducation. Les aphasiques peuvent assister à un atelier le matin, manger à la cafétéria et en suivre un autre l’après-midi. Certains d’entre eux se rendent utile ou peuvent faire du travail. C’est un milieu de vie, pour eux.

[Marie Cicchini]






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